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Garance asbl

 

 

Newsletter n° 69 – avril 2017



A LA UNE


Résister à l'anti-féminisme

Sous ce titre, Garance organise, en coopération avec l'Université des femmes, deux journées d'action, une à Liège le 10 juin et une à Bruxelles le 17 juin. Car que ce soit le vieil Oncle Jacques lors d'un repas familial, un.e collègue en pleine réunion de travail ou encore un.e ami.e sur les réseaux sociaux, les discours anti-féministes foisonnent dans tous les contextes de la société. Mais ce n'est pas parce qu'on a lu x livres féministes ou qu'on va à toutes les manifs qu'on est à même de toujours faire face à ces situations. Et nous comptons y remédier !

Les journées d'action sont l'occasion de présenter deux nouveaux ouvrages au grand public. L'Université des femmes a mené une recherche sur le masculinisme en Belgique et Garance a rédigé un guide de défense verbale pour féministes. Sur base de ce dernier, les participant.e.s peuvent remplir leurs boîtes à outils dans six types d'ateliers gratuits : Self-care pour féministes ; Stratégies pour réagir à l'anti-féminisme ; Argumenter contre l'anti-féminisme ; Confronter l'anti-féminisme ; Eviter l'anti-féminisme ; et – seulement à Bruxelles ! - un Atelier anti-masculiniste, proposé par le Collectif anti-masculiniste d'Ile-de-France. Plus de détails, ainsi qu'un bulletin d'inscription, se trouvent dans le programme pour Liège et pour Bruxelles.




GARANCE EN BREVES


La soirée des anciennes, c'est bientôt!

Chères participantes et amies de Garance, nos super-héroïnes, quelques mois, quelques années peut-être se sont écoulées depuis votre stage, mais nous ne vous avons pas oubliées. Nous souhaitons vous revoir à la soirée des anciennes participantes. Ce sera l'occasion pour vous de retrouver vos comparses et d'échanger sur le chemin parcouru depuis votre stage. Nous vous invitons à vous munir d'un élément de costume de super-VOUS, la super héroïne ! Un chapeau, une cape, un masque ou tout autre accessoire témoignant de votre force intérieure... suivez votre inspiration, tout est permis et rien n'est obligatoire. Au programme : des moments de retrouvailles conviviales avec un apéritif offert par Garance, une auberge espagnole (Garance offre les boissons) et des petites surprises concoctées par notre équipe.Venez nombreuses ! La fête aura lieu à Schaerbeek le vendredi 28 avril à 18h. Pour plus d'info et pour vous inscrire, contactez notre secrétariat.



Femmes au parc !

Grâce aux nombreuses participantes, plusieurs marches exploratoires ont déjà pu avoir lieu dans différents parcs de Bruxelles et ça continue: le prochain rendez-vous est le mardi 2 mai à 14h au parc Bonnevie à Molenbeek Saint-Jean. Mais ça n'est pas tout ! Dès le mois de mai, nous vous proposons également toute une série d'activités en plein air pour filles et femmes entre 12 et 112 ans. Le mercredi 3 mai à 14h, nous investissons l'agora space du parc de la Porte de Hal pour une initiation au football. La participation est gratuite, mais se fait sur inscription auprès de Garance. Au plaisir de vous y voir !

Une journée de réflexion pour les Mj du BW dans le cadre du projet FAFA

Le 14 mars dernier, une vingtaine d'animateurs et d'animatrices des Maisons de jeunes du Brabant Wallon et quelques représentant.e.s des fédérations des Maisons de jeunes, ont répondu à l'invitation des actrices du projet Faire face au sexisme (FAFA). Ce projet vit sa deuxième année à Wavre et à LLN et rassemble la MJ La Vitamine Z, la MJ Chez Zelle, le CEFA et Garance. Cette journée enrichissante fut l'occasion d'échanges d'expériences et de pratiques. C'était l'occasion de poser les premières balises d'un label « tous genres bienvenus » pour des Maisons de jeunes inclusives et anti-sexistes.


La fin des marches exploratoires à Namur

En mars 2017 s'est clôturé le projet que Garance menait depuis un an et demi dans les rues de Namur afin d'introduire une analyse de genre aux aménagements prévus dans les années à venir. Dix marches exploratoires ont été réalisées. Elles ont été très riches en remarques et recommandations qui ont été publiés dans un rapport détaillé. Canal C a fait un reportage qui explique la démarche. Si les professionnel.le.s s'emparent de ces recommandations et les incorporent aux cahiers des charges de travaux, Namur sera la première ville belge à avoir pensé ses aménagements urbains avec « les lunettes du genre ».) Sur la même thématique, mais à Philippeville, Canal C a réalisé un autre reportage sur les marches exploratoires. Garance était de la partie.


C'EST ARRIVE PRES (OU TRES LOIN) DE CHEZ VOUS


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Les hommes savent pourquoi

Cela se passe sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche", émission de débat sur RTL. On y parle de harcèlement de rue, suite à l'agression sexuelle subie par une jeune femme à Charleroi. Tout se passe bien, on insiste sur les limites de la loi anti-sexisme, l'importance de l'accueil policier, le droit des femmes de s'habiller comme elles veulent sans être agressées... Et puis voilà qu'intervient Eric Donckier, journaliste au Belang van Limburg. L'air grave, il déclare qu'une femme lui a mis un jour la main aux fesses et qu'il a été choqué, et donc « je comprends toutes les femmes qui ont la même chose et qui sont choquées ». Voilà : il y a des femmes qui « vivent la même chose » qu'un homme, les pauvres. Pour faire un parallèle osé : c'est comme s'il avait dit : « Un soir, je ne trouvais pas de resto ouvert, j'ai donc bien compris la famine en Afrique ».


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Un « meurtre remboursé par la sécurité sociale pire que le viol »

pétition pour maintenir l'exclusion de S. Mercier. Scandale. Suspension du professeur, qui se transforme en « star » de l’annuelle « marche pour la vie » du 26 mars à Bruxelles. Ou plutôt, la « marche contre l’euthanasie, l’avortement et la liberté des femmes », devrait-on dire. Et ce n'est pas fini encore, et Garance a poussé un coup de gueule.


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Bilan de la loi anti-sexisme : peut (vraiment) mieux faire

Trois ans après l'entrée en vigueur de la loi anti-sexisme, Vie Féminine en dresse un bilan dans son magazine Axelle d'avril. Cette loi est pour le moins inefficace puisque seulement 5% des victimes de sexisme déclarent avoir porté plainte. Ce chiffre s'explique entre autres par le manque d'information au sujet de cette loi (du côté des victimes mais également du côté de la police censée enregistrer les plaintes), par le fait que la charge de la preuve incombe à la victime, par le manque de sensibilisation aux réalités du sexisme de la part des polici.èr.e.s.

Il est donc urgent de revoir cette loi pour la rendre efficace : interdire tout ce qui porte atteinte à la dignité des femmes, dont les pubs sexistes, élargir son champ au discriminations basées sur le genre au lieu du sexe, mobiliser les moyens pour la sensibilisation des policièr.e.s, magistrat.e.s, juristes etc au sexisme et à l'accueil et au traitement des dossiers des victimes de violences sexistes... Mais pour réellement éradiquer le sexisme, la prévention devrait toujours primer sur la répression.


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Une nouvelle forme de négationnisme

Depuis quelques années, un comité austro-allemand prépare la création d'une plaque commémorative dans le camp de concentration Ravensbrück, en souvenir des lesbiennes persécutées et assassinées sous le national-socialisme. 519 organisations et personnalités dans 27 pays soutiennent ce beau projet, y inclus Garance. Mais la demande se heurte à une discussion vive au sein du Comité international de Ravensbrück et d'un conseil d'expert.e.s. Et c'est le représentant du LSVD (fédération allemande des organisations LGBT+) qui y siège qui s'oppose avec véhémence au projet, qualifiant la persécution des lesbiennes de « légende » et le projet d'« abus inacceptable de l'histoire pour des intérêts politiques actuels ». Des mails pour protester contre cette méconnaissance historique et ce manque de solidarité flagrants peuvent être adressés, avant le 5 mai 2017, à Stiftung Brandenburgische Gedenkstätte.


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Le screening obligatoire : pas une panacée

Poser systématiquement des questions sur les violences à toutes les personnes fréquentant un service de santé, voilà une manière pratique d'identifier des éventuelles victimes et de leur proposer de l'aide. Sauf qu'en pratique, ça ne fonctionne pas très bien. Une évaluation aux Pays-bas auprès de pédiatres qui doivent, depuis 2011, appliquer des questions de screening à tou.te.s leurs petit.e.s patient.e.s, a démontré que seulement 8% des soupçons de maltraitance ont pu être confirmés lors d'une enquête, tandis que dans 1% des cas, il y avait de la maltraitance que le screening n'avait pas soulevée. Une fois de plus, nous voyons qu'un dispositif à lui tout seul ne pourra pas résoudre une problématique aussi complexe que les violences envers les enfants et qu'une politique de prévention intégrale qui implique tous les secteurs de la société est nécessaire.


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Fin de la stérilisation forcée des personnes trans*

Le 6 avril 2017 rentrera dans les annales de l'histoire, et pour cause. La Cour européenne des droits de l'homme [sic!] a statué ce jour-là que l'obligation de se soumettre à une stérilisation pour obtenir une reconnaissance légale de l'identité de genre enfreint les droits humains des personnes trans*. Mille mercis à A. P., E. Garçon et S. Nicot qui ont porté leur plainte contre la France devant la CEDH en invoquant l'article 8. Car la raison pour laquelle une demande de stérilisation viole les droits humains est le non-respect de la vie privée qui en découle. Bémol : d'autres pratiques, comme les examens médicaux obligatoires ou la psychiatrisation des personnes trans*, n'ont pas été considérées des violations des droits humains. 22 pays européens, y compris la Belgique, ont actuellement des lois qui devront être adaptées suite à cette décision. Il était temps !





LA SCIENCE DIT...


Des préjugés sérophobes aux actes

L'Observatoire du sida et des sexualités publie une première analyse nationale sur les discriminations envers les personnes séropositives. Suite à une première étude représentative en 2012 qui a démontré des discriminations massives dans l'accès aux services, ce rapport épluche les 141 dossiers pour discrimination mentionnant le VIH qui ont été traités par Unia entre 2003 et 2014. Ce sont donc seulement une douzaine de plaintes par an, et ce qui est plus, elles ne sont souvent pas classées sous « discrimination sur base du statut de santé », ce qui laisse penser que les personnes séropositives ne connaissent pas assez leurs droits pour les faire valoir. Les personnes qui ont recours à Unia sont à majorité des hommes vivant à Bruxelles ou en Flandre. Dans 18% des cas, la discrimination sérophobe se mêle à la LGBTophobie. Le plus commun sont les discriminations dans l'accès aux assurances et dans les soins de santé, mais des discriminations à l'emploi (licenciements, harcèlement, tests VIH imposés... surtout dans le horeca et le secteur de santé), dans l'accès au logement ou dans la régularisation des personnes migrantes ont également été signalées. Aussi le traitement par la police et la justice, surtout quand la personne séropositive est emprisonnée, laisse à désirer. Si certains types de discrimination ont déjà motivée les pouvoirs publics à adopter des nouvelles lois et mesures (assurances, emploi), beaucoup reste à faire pour que les personne séropositives soient traitées comme citoyen.ne.s à pied d'égalité.

Charlotte Pezeril, La sérophobie en actes : Analyse des signalements pour discrimination liée au VIH/sida déposées chez Unia (2003-2014), rapport complet et résumé de l'enquête, Observatoire du sida et des sexualités, mars 2017.




ON A LU, VU, ECOUTE POUR VOUS...


Islamophobie : les femmes les premières victimes/h4>

Quand l'islamophobie monte, les agressions verbales et physiques qui en découlent touchent de manière disproportionnée les femmes. Bien sûr, toutes les musulmanes ne portent pas le foulard, mais celles qui le font sont facilement identifiables et deviennent ainsi une cible. Le Réseau anti-raciste européen ENAR mène actuellement un projet sur ces violences, sous le nom de « Forgotten Women », les femmes oubliées. Car les femmes musulmanes se trouvent entre toutes les chaises : les discriminations et violences à leur égard ne sont souvent pas suffisamment prises en compte comme basées sur le sexisme et le racisme. ENAR vient de publier une vidéo de campagne, huit factsheets à niveau national et un rapport européen sur cette problématique. Pour la Belgique, on y apprend qu'actuellement, la loi anti-discrimination ne suffit pas pour les protéger contre les discriminations à l'emploi et dans l'accès aux biens et services (logement, loisirs...). Comme dans d'autres pays européens, la grande majorité des agressions islamophobes (entre 64% et 82%) visent des femmes dont la plupart ne dépose pas plainte. Particulièrement inquiétant : l'augmentation des agressions physiques. De l'autre côté, des initiatives et solidarités prometteuses sont également mentionnées. Si les femmes musulmanes sont confrontées à plus de préjugés et de violences, elles sont aussi les premières à s'organiser et résister.





LA REBELLE DU MOIS


Pirate et précurseuse queer

Anne Bonny a sévi au début du dix-huitième siècle et est sans conteste la femme la plus connue dans l’histoire de la piraterie. Elle était renommée comme une pirate des Caraïbes bien qu’elle n’ait jamais commandé aucun navire. Les récits sur sa vie oscillent entre réalité, tirés de documents officiels, et légendes. Mais dans tous les cas, ses faits de geste sont impressionnants./p>



AGENDA


Activités de Garance

Tarifs et modalités d'inscription

Dates Intitulé Lieu
En avril et tout le mois de mai Marches Exploratoires dans divers parcs de Bruxelles
28 avril de 18h à 21h Soirée des Anciennes (participantes) Maison des Femmes, 1030
2 mai de 19h à 21h Initiation à l’autodéfense pour femmes FPS TAM, 7500
8 mai de 19h à 21h Entraînement Bruxelles : Les agressions armées Maison des Femmes, 1030
9 mai de 19h à 21h Entraînement Tournai : Les agressions armées FPS TAM, 7500
WE 13 et 14 mai de 10h à 17h Autodéfense pour femmes Maison des Femmes, 1030
10 juin de 9h30 à 18h Résister à l’anti-féminisme, journée d'action à Liège Espace Belvaux, 4030
12 juin de 19h à 21h Entraînement Bruxelles : défense verbale contre le harcèlement de rue Maison des Femmes, 1030
13 juin de 19h à 21h Entraînement Tournai : défense verbale contre le harcèlement de rue FPS TAM, 7500
17 et 18 juin de 10h à 17h Autodéfense pour femmes Maison des Femmes, 1030
17 juin de 9h30 à 18h Résister à l’anti-féminisme - Journée d’action à Bruxelles Amazone, 1210
24 et 25 juin de 10h à 17h Défense verbale pour femmes GC De Maelbeek, 1040


Activités hors Garance, avec notre présence



Dates Intitulé Lieu
11 mai Kinky Birds, spectacle et débat sur le harcèlement de rue Charleroi



 

 

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