Si cette Newsletter ne s'affiche pas correctement, cliquez ici.
        Vous ne voulez plus recevoir cette Newsletter? Une remarque, une suggestion ? Contactez-nous !
Visitez le site !

 

 

NEWSLETTER n°60 - mai 2016

     

A LA UNE


Devenez animatrice paire !

Vous souhaitez vous engager avec Garance dans la prévention des violences en tant qu'animatrice volontaire?

Ou vous souhaitez ancrer et pérenniser les animations en prévention des violences au sein de votre association en formant une travailleuse ou une volontaire ?

Garance propose une formation d'animatrices paires aux femmes issues de l'immigration. Au terme de cette formation, les participantes sauront animer des ateliers proposant des thématiques telles que :

  • mieux connaître et poser ses limites personnelles
  • réfléchir ensemble pour agir face aux situations de discriminations, de conflits intergénérationnels ou de violences conjugales
  • l'échanges d'expériences, de trucs et astuces pour vivre en sécurité à la maison, dans la rue et au travail

Les animatrices paires auront des outils pratiques et pédagogiques nécessaires pour animer des groupes de manière à ce que les participantes puissent prendre conscience de toutes les ressources qu'elles ont déjà et gagner en confiance en elles-mêmes.

La formation d'animatrices paires comporte quatre journées en groupe ainsi que des ateliers de mise en pratique directe.

Dates : les jeudi 29/09, 27/10, 24/11/16 et 12/01/17 de 9h30 à 16h30

Lieu : Amazone, 10, rue du Méridien, 1210 Bruxelles

La formation est gratuite grâce au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Promotion à la citoyenneté et l'intégration

Nous souhaitons rencontrer chaque candidate. Pour prendre rdv ou pour toute info, contactez- nous : edgarance@gmail.com





GARANCE EN BREVES


900 enfants CAPables !

Enfants CAPables, c'est fini pour cette année scolaire. Garance a animé des ateliers dans trois écoles bruxelloises et a ainsi formé 895 enfants, 90 enseignant/e/s et autres membres du personnel des écoles et 46 parents à la prévention des violences envers les enfants. Nous nous sommes enrichies de ces expériences et nous avons adapté nos objectifs pour l'année scolaire prochaine. En effet, nous aimerions beaucoup assurer la continuité de ce projet qui nous tient à coeur. La seule chose qui nous manque ce sont les subsides, puisque nous avons près de 40 écoles intéressées par Enfants CAPables sur notre liste d'attente, à Bruxelles mais aussi en Wallonie.


Outiller l'accueil des réfugiées

Dans le cadre de son projet Femmes migrantes, actrices de leur sécurité, Garance propose pour la première fois une formation pour les travailleuses/eurs des centres d'accueil pour réfugié/e/s pour partager son expérience. Cette formation vise à mieux outiller les intervenant/e/s pour aborder les questions de sécurité et de violence avec les femmes hébergées dans une perspective d'accès aux droits et d'autonomisation. Vu la demande (le groupe du 7 et 8 juin est déjà complet), nous allons certainement en proposer d'autres à la rentrée.


La soirée des anciennes participantes, première édition

Le samedi 30 avril, des anciennes participantes et l'équipe de Garance se sont réunies à la Maison des femmes de Schaerbeek pour partager un moment festif. Au programme, il y avait un apéritif, des activités joyeuses comme la fabrication de badges féministes, des déguisements d'héroïnes de tous poils et des jeux de groupe. Nous avons aussi partagé une délicieuse auberge espagnole préparée par toutes, chanté les joies de l'autodéfense et bien sûr beaucoup rit. C'était énergisant et renforçant de se retrouver et de partager ce moment toutes ensemble...

Alors qu'on se le dise : il y en aura dorénavant chaque année une soirée des anciennes participantes !! Au plaisir de vous y retrouver nombreuses en 2017...




C'EST ARRIVE PRES (OU TRES LOIN) DE CHEZ VOUS


smiley

Step up ! De l'aide pour les femmes victimes en Europe

Le réseau européen contre les violences faites aux femmes, WAVE, dont Garance est membre, lance ce 25 mai une campagne pour des services féministes d'aide pour les femmes victimes de violence conjugale. Malgré le nombre choquant de femmes tuées, battues et humiliées chaque année, il manque actuellement 47 000 places dans des maisons d'accueil, et de nombreux pays européen ne proposent pas de service d'aide aux femmes victimes de violence. Une vidéo et des outils de communication sur les réseaux sociaux doivent diffuser partout en Europe le message qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure et d'aider les femmes de sortir de la violence.


smiley

Premières évaluations selon Istanbul

Le GREVIO, l'organe surveillant l'application de la Convention d'Istanbul contre les violences faites aux femmes en Europe, a préparé un questionnaire qui sera utilisé pour évaluer les efforts des états ratificateurs de la Convention. Les premiers pays à être examinés sont l'Autriche et la principauté de Monaco, fin 2016. Les associations et autres acteurs de la société civile sont invitées à soumettre des informations de leur point de vue afin de compléter les données des gouvernements. La Belgique, qui a récemment ratifié la Convention, n'apparaît pas encore sur le planning de GREVIO. En plus de ces évaluations régulières, GREVIO peut aussi mener une enquête spéciale si un pays a gravement violé la Convention.


smiley

Les mexicaines marchent contre la violence

Le dernier dimanche d'avril a vu une nouvelle marche contre les féminicides et les violences faites aux femmes à Mexico-ville. Plus de 10 000 personnes ont pris la rue pour protester contre l'impunité des violences. Les organisatrices ont créé un bloc de femmes au début du cortège, réservant aux groupes mixtes et aux hommes individuels les derniers rangs. Une campagne simultané sur les réseaux sociaux (#VivasNosQueremos) a atteint le plus de commentaires ce jour-là. Ça bouge au Mexique, un des pays les plus violents pour les femmes avec six femmes assassinées chaque jour.


smiley

Les djiboutiennes dénoncent les viols

Dix femmes originaires de Djibouti ont mené une grève de la faim à la Maison du Peuple de Saint-Josse à Bruxelles. Leur objectif était de dénoncer les viols commis, en toute impunité, par les soldats de l'armée djiboutienne depuis 25 ans. Elles reprochent aux bases militaires occidentales présentes sur place (parmi celles-ci 600 soldats belges) pour occuper cet espace géostratégiquement important de fermer les yeux sur ce qui se passe depuis de nombreuses années dans le pays, les accusant de complicité. Nous espérons que cette démarche courageuse fera réagir les autorités internationales. Une résolution du Parlement européen dénonçant les viols et leur impunité ayant été voté, les greveuses ont suspendu leur grève après 20 jours.


smiley

Classement sans suite des plaintes pour viol

Depuis l'introduction de la loi « Salduz », le nombre de plaintes pour viol classées sans suite est en augmentation. Explication probable : cette loi permet à l'accusé d'être assisté gratuitement par un avocat dès le premier interrogatoire, et donc d'être mieux préparé et mieux défendu. Assurer une meilleure défense à tou/te/s nous semble une bonne chose. Par contre, il n'est pas normal que la victime, elle, ne dispose pas du même soutien, ce qui la désavantage évidemment par rapport à son agresseur présumé.


smiley

Polanski, un nouveau Dreyfus ?

Il faut les écouter, ces journalistes parfois brillants, interviewer Polanski à propos de ses « déboires judiciaires ». Pour rappel : il traîne depuis quelque 30 ans une accusation pour viol sur mineure de 13 ans, après lui avoir fait ingérer de l'alcool et de la drogue. Il a fui les Etats-Unis pour échapper aux poursuites. Dans Boomerang, émission culturelle sur France Inter, le journaliste lui demande : « Est-ce que vous pensez que cette affaire a nui à votre carrière ? » Bonne vieille solidarité masculine, encore plus scandaleuse lorsque, dans la Grande Librairie, émission littéraire de France 5, François Busnel le compare à Dreyfus ! Polanski lui-même en paraissait gêné. L'affaire Dreyfus, rappelons-le, fut une fausse accusation de trahison sur fond d'antisémitisme dans la France de la fin du XIXe siècle. Le vrai coupable fut démasqué quelques années plus tard. Polanski, lui, a juste réussi à échapper à la justice.


smiley

Coup de gueule sur l'affaire Baupin

Dans la même veine, les agissements de Denis Baupin, (ex-) vice-président de l'Assemblée française et les réactions banalisantes, excusantes, légitimantes aux témoignages courageux de femmes politiques qui en étaient victimes nous ont poussé à un coup de gueule. Les agressions sexistes et les solidarisations de certains hommes politiques et journalistes avec le harceleur sont typiques pour la culture du viol que Garance s'applique à combattre. Voir notre article à ce sujet.


smiley

Répression de la manifestation pro-choix

Le dimanche 17 avril dernier, en même temps que la marche contre la peur et la haine, avait lieu sur le mont des arts une « Marche pour la vie » comme chaque année depuis 7 ans. Ce mouvement européen chrétien milite notamment contre l'euthanasie et le droit à l'avortement. Cinquante personnes se sont rassemblées pour protester contre la manifestation et militer pour le choix des femmes. La police a alors très rapidement encerclé et arrêté les militant/e/s, parfois de façon violente. Pendant ce temps là, les anti-choix ont pu exprimer leur mépris du droit des femmes à disposer de leur corps. Après les arrestations aléatoires de citoyen/e/s pacifistes du 2 avril et l'escorte policière des fascistes à la Bourse, nous constatons amèrement que la gestion des manifestations à Bruxelles par la police est loin d'être égalitaire.



smiley

Au festival Game Ovaires...

Lors de la dernière édition du festival Game ovaires à Bruxelles en avril dernier, un document intitulé « à propos du violeur qui fait partie de l'organisation du festival game ovaires » a été distribué entre deux spectacles. Garance a, comme d'autres associations bruxelloises, également reçu le document dans sa boîte mail. Nous profitons de cette action pour rappeler qu'une organisation est responsable de se positionner clairement quand un de leurs représentants est accusé de viol. Si une organisation ne veut pas être complice, elle doit pouvoir assurer la sécurité des femmes - dans l'équipe, parmi les partenaires et dans le public. Quelque chose que Games ovaires semble avoir négligé de faire.



smiley

Quand la non mixité fait débat à l'Assemblée Nationale française

Les espaces féministes non-mixtes sont souvent confrontés aux critiques et doivent continuellement se justifier de leur existence. Il en est de même quand tout groupe dominé choisit la non-mixité comme outil politique (et non comme finalité). Ces critiques émanent souvent de personnes absentes des espaces mixtes de lutte pour une réelle égalité et mixité de la société, et/ou d'institutions pas vraiment promptes à adopter, ailleurs que dans les discours, ces principes en leur sein. Nouvel exemple dans la longue liste de ces attaques:

Depuis quelques semaines, la presse et les réseaux sociaux s'agitent en France, autour d'un événement prévu pour cet été : un camp décolonial qui n'est ouvert qu'aux personnes subissant directement le racisme. Ces polémiques ont pris une ampleur nationale : les critiques sont allées jusqu'à l'Assemblée Nationale. Et comme souvent quand il est question de non-mixité, le fond est évacué au profit de la critique de la forme de travail. Sur les questions de fond de l'anti-racisme, voici des liens vers deux textes intéressants issus des organisatrices du camp décolonial et de leurs alliés: De l'urgence d'en finir avec le racisme anti-blanc de Joao Gabriell ; Repères contre le racisme de Said Bouamama



smiley

Un bouton d'urgence contre les violences ?

Le gouvernement indien a décidé qu'à partir du 1er janvier 2017, les smartphones devront obligatoirement être équipés d’un « bouton d’urgence » pour lutter contre les violences. Cette idée avait été émise en 2015 par la Ministre des femmes et de l'enfance Maneka Gandhi suite au viol collectif et au meurtre d’une étudiante à Delhi. Sur le papier tout semble donc aller dans le bon sens : les femmes pourront donner l’alerte plus rapidement. Mais.. les smartphones sont impayables pour la majorité des femmes indiennes qui sont issues des classes populaires. Et encore : qui y aura-t-il au bout du fil ? Ces questions-là n'ont pas encore été abordées par les autorités.





LA SCIENCE DIT...

Allô, il y a quelqu'un ?

La technologie ne peut pas résoudre tous les soucis, c'est ce qu'une équipe de chercheur/e/s de l'université de Stanford vient de démontrer dans un article. Car les applications de reconnaissance vocale qui figurent souvent dans des films de science fiction (ex. « Her ») ont l'oreille dure quand il s'agit de comprendre des problèmes humains. Tandis que des problèmes de santé mentale (pensées suicidaires, dépression) sont reconnus par plusieurs applications et les usagers/usagères reçoivent des informations adéquates où obtenir de l'aide, ce n'est pas le cas quand il s'agit de violences. Seule une application reconnaît que la phrase « j'ai été violée » constitue une urgence et renvoie à un service d'aide, tandis que « je suis maltraitée» ou « mon mari me bat » ne suscitent aucune réaction chez nos assistants virtuels. Si les producteurs de ces applications veulent qu'elles soient d'un réel secours, ils ont encore du travail pour les rendre plus sensibles aux violences faites aux femmes.






ON A LU, VU, ECOUTE POUR VOUS...

Les mots tuent

Un tumblr portant ce nom regroupe des articles de presse qui relatent des violences sexistes d'une manière qui occulte la réalité des faits. On y utilise par exemple les mots "crime passionnel" ou "drame familial" pour ne pas dire "meurtre" ou "viol". Sophie Gourion, rédactrice web et auteure du tumblr, dénonce la manière romancée dont les médias rapportent les violences sexistes tout en amoindrissant la gravité des faits. Effectivement, les mots et la façon de nommer les faits sont importants car ils façonnent notre perception de la réalité.


Un nouveau numéro de la revue TIMULT

« 'La nuit, nous voulons sortir seules, sans risque, sans protecteur' scandait la grande banderole de la première manif de nuit de fRance, le 9 juin 1974 à Paris... La lutte pour l'accès à l'espace public est un combat féministe de toujours. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? ». Ce sont les premières phrases du 9ième numéro de la revue Timult, où foisonnent les pistes de réflexions critiques, des idées de lectures et d'aventures. Vous trouverez la revue à la librairie Tropismes à Bruxelles, à la librairie Livre aux trésors à Liège, à la Maison des Jeunes de Louvain-la-Neuve et sur les tables de presse de différents événements féministes.





LA REBELLE DU MOIS

Tradition orale et résistance

La Sarraounia, autorité tribale et résistante contre l'avance de l'armée coloniale française, est aujourd'hui une figure vivace dans la mémoire des Nigérien/ne/s. Elle n'était que très peu connue avant 1980, date de publication du roman de Abdoulaye Mamani qui retrace sa vie. Et ce mois-ci, vous pouvez la découvrir parmi nos Femmes rebelles.





AGENDA 

Activités de Garance

Dates Intitulé Lieu
WE 4 + 5/06/16 Autodéfense pour femmes Espace Catastrophe, 1060
WE 11 + 12/06/16 Défense verbale Maison des femmes, 1030
Lundi 13/06/16 Entraînement Bruxelles : utiliser les objets du quotidien Maison des femmes, 1030
WE 18 + 19/06/16 Autodéfense pour femmes, Tournai Centre Aurore Carlier, 7500 Tournai

Tarifs et modalités d'inscription



Activités hors Garance, avec notre présence


Dates Intitulé Lieu
16/06/16 Conférence CARVE, Entreprises engagées pour un changement sociétal : Stoppons les violences de genre! - Boulevard Roi Albert II 5 1000

 

 


Si vous ne parvenez pas à lire le contenu de cet email, accédez à la version en ligne
Si vous ne voulez plus recevoir de programme de Garance, cliquez ici
© Garance ASBL - www.garance.be - info@garance.be