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NEWSLETTER n° 46 - Janvier 2015

     

A LA UNE

Nouveaux tarifs pour nos stages !

Vous l'avez peut-être vu dans notre programme, mais nous tenons à insister là-dessus : dans une volonté de rendre nos stages plus accessibles à toutes, nous avons décidé de pratiquer une nouvelle politique de tarifs. Il sera désormais possible de suivre un week-end d'autodéfense pour 40 € (ou même 30 € en tarif réduit), à condition de s'inscrire longtemps à l'avance. Tous les détails sont sur notre site !

 

GARANCE EN BREVES

Echappez Belle! revient le 7 mars !

Retenez déjà la date du 7 mars : ce jour-là, nous présenterons la nouvelle version de notre brochure « Echappez belle ! » Ce sera aussi l'occasion de participer à des ateliers qui vous permettront de découvrir la variété de nos activités. Plus de détails dans la newsletter de février !

Silence on parle !

Le 11 octobre dernier, sous une pluie battante, Garance a participé à une journée citoyenne à la place de la Monnaie à Bruxelles, avec une série d'autres associations qu'on n'a pas l'habitude d'entendre dans l'espace public. Les traces de cette journée sont désormais disponibles en vidéo : Garance y présente des témoignages de femmes qui ont trouvé des moyens de se protéger de différentes formes d'agressions. Les autres interventions valent aussi la découverte !

« Ville à partager »

Tel est le thème du dernier numéro de la revue « Echos », publiée par Bruxelles Laïque. Le dossier s'ouvre par une contribution de Garance, sous forme de plaidoyer pour une ville vraiment mixte.

 

C'EST ARRIVE PRES (OU TRES LOIN) DE CHEZ VOUS

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Le violeur, le plus souvent, c'est un proche

Contrairement à ce qu'on imagine, la plupart des violeurs ne sont pas des inconnus qui vous agressent la nuit dans une ruelle déserte. Dans 8 cas sur 10, l'auteur du viol est un proche de la victime. C'est le thème d'une nouvelle campagne qui sera lancée en cette fin janvier sur les chaînes de télévision françaises.

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La Palestine contre les violences

Un réseau de médias palestiniens va diffuser en 2015 une série de programmes dénonçant les violences faites aux femmes. Violences conjugales, viols, crimes dits « d'honneur »... sont aussi un fléau en Palestine, et l'occupation israélienne ne fait qu'aggraver la situation des femmes. Ce projet est une première dans les pays arabes de la région.

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Pays-Bas : Licencié pour violences conjugales

Un fonctionnaire de la commune néerlandaise de Achtkarspelen a été licencié pour violence conjugale à l'encontre de sa femme, qui travaille également pour la commune. Il a plaidé qu'il s'agissait d'une affaire privée pour laquelle il ne pouvait être sanctionné sur le plan professionnel; mais après un premier jugement qui lui accordait des compensations financières, une deuxième décision de justice confirmait le licenciement sans indemnités, un fonctionnaire étant tenu à un certain devoir de comportement auquel il a manifestement manqué.

On se dit qu'il y en plus d'un qui pourrait perdre son boulot en Belgique aussi...

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Les femmes, champ de bataille

Janvier est aussi un mois de bilans. En voici un, dressé par le Huffington Post aux Etats-Unis, sur la situation des femmes dans le monde de 2014.

« Dans un pays troublé, le droit des femmes est souvent la première victime collatérale de l'instabilité ». Or l'instabilité dans le monde est en croissance ; les violences aussi. D'où ce titre saisissant : « Le corps des femmes, premier champ de bataille des guerres ».

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On ne badine pas avec le viol !

« En conflit avec la ministre de la Santé Marisol Touraine, des médecins d'un hôpital universitaire français n'ont rien trouvé de mieux que de représenter leur colère sous forme d'une fresque mettant en scène un viol collectif. Ils contestent que la victime représentée sur une fresque douteuse soit la ministre, mais qu'il s'agisse bien d'un viol collectif ne fait aucun doute.

La première à réagir a été l'association Osons le Féminisme!, dont la porte-parole est depuis harcelée par des dizaines d'appels dont certains ouvertement menaçants.

Aujourd'hui, ce sont des médecins – majoritairement des femmes, mais pas seulement – qui dénoncent dans une tribune l'ambiance sexiste dans le milieu médical. Une preuve de plus que le sexisme peut sévir dans tous les milieux.

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Des priorités... mais sans moyens

Dans les discours, la lutte contre les violences à l'encontre des femmes est présentée comme une priorité. Quand il s'agit de dégager des moyens, c'est une autre chanson. Ainsi en est-il de l'asbl Intact, un centre d’expertise juridique contre les violences « culturelles » faites aux femmes (mutilations génitales, mariages forcés ou précoces, crimes dits « d’honneur », …).

Association internationalement reconnue et sollicitée de toutes part, l'asbl vient pourtant d'apprendre que , dès le 1er juillet prochain, dans le contexte global des restrictions budgétaires, sa principale source de financement, issue d’un fonds européen, s’arrête ! Ce qui touche les trois quarts de ses activités.

Intact est bien décidée à ne pas se laisser faire et cherche d'autres financements. En attendant, elle a été obligée de licencier quatre membres de son personnel. Alors, à quand des pratiques qui correspondent aux discours ?

 

LA SCIENCE DIT...

La mixité dans les loisirs des jeunes

Cela commence déjà dans la cour de récréation : l'espace central est occupé par les garçons, tandis que les filles sont reléguées sur les côtés. Souvent, le dessin d'un terrain de foot indique d'ailleurs clairement à qui tel espace est destiné... Très peu d'activités sont réellement mixtes.

Cela continue plus tard, dans les activités de loisirs pour jeunes. Alors qu'ils sont financés par les impôts de tou/te/s, les équipements ne sont pourtant pas accessibles de manière égale aux garçons et aux filles. Ainsi, on trouve 100% de garçons dans les cités stades (ou citystades), 95% dans les skates parcs, près de 80% dans les salles et lieux de répétitions des musiques actuelles… Les maisons de jeunes sont aussi principalement fréquentées par des garçons.

Ces réalités, rarement explorées, font l'objet d'une thèse de la géographe féministe (et qui se revendique comme telle) Edith Maruejouls, que l'Université des Femmes a eu la bonne idée d'inviter pour une rencontre-débat. Si les données recueillies ne sont pas vraiment surprenantes, du moins pour des féministes, elles permettent de mettre des chiffres sur des constats empiriques et de montrer comment l'inégalité d'accès des hommes et des femmes à l'espace public se construit dès le plus jeune âge.

En attendant la publication de la thèse, on peut en retrouver les axes principaux dans une interview récente de l'auteure.

Edith Maruejouls : Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes. Pertinence d'un paradigme féministe

 

ON A LU, VU, ECOUTE POUR VOUS...

Questions à la Une : viol et excision

Le magazine de la RTBF « Questions à la Une » du 21 janvier était consacré aux violences à l'égard des femmes. Premier sujet : le viol, avec une série de témoignages de victimes ainsi que de personnes et associations qui leur viennent en aide. Une émission réussie, avec tout de même un bémol : des témoignages axés plutôt sur les agressions par des inconnus, alors que l'on sait que huit viols sur dix sont commis par un homme connu de la victime. Ce biais est peut-être dû au fait qu'il est encore plus difficile de témoigner d'un viol commis par un proche, mais cela aurait dû être davantage souligné.

La deuxième partie porte sur l'excision, avec des interviews de femmes concernées, d'associations spécialisées, de médecins mais aussi d'hommes qui justifient cette pratique barbare par une volonté affirmée de brider la sexualité des femmes. La domination masculine dans toute son horreur... On peut revoir l'émission sur le site de la RTBF.

 

LA REBELLE DU MOIS

James ou Margaret ?

Ce n'est qu'après sa mort que l'on a découvert que le docteur James Barry, l'un des médecins les plus haut gradés de l'armée britannique, était en fait une femme. C'est qu'à une époque où ni les hautes études, ni l'armée, n'étaient mixtes, il fallait bien un subterfuge pour trouver sa place dans ces deux milieux... Margaret Barry fut une rebelle à plus d'un titre !

 

AGENDA     

Activités de Garance

16 février 2015 : Entraînement Tournai : Les techniques au sol 1

28 février et 1er mars 2015 : Autodéfense pour femmes, St Gilles

7 mars 2015 :Journée « Echappez belle ! », St Josse

 

 

 

     
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