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NEWSLETTER n°27 - Avril 2013


A LA UNE

Discriminations et sécurité

Le 25 mai prochain, Garance organise une journée de réflexion sur le thème « Discriminations et sécurité ». Elle réunira les éducatrices-paires formées pour les projets Femmes 55+ d'une part, Femmes migrantes de l'autre, des participantes à nos groupes de réflexion, des associations travaillant avec ces deux publics et bien sûr, toute personne intéressée.

Dans les groupes que nous avons organisés avec ces deux publics – femmes migrantes et femmes 55+ en majorité d'origine belge – nous avons pu constater combien elles connaissent mal les réalités de vie et les préoccupations de l'autre groupe. Préjugés et stéréotypes mutuels empêchent la solidarité entre femmes et sont eux-mêmes sources d'insécurité. Mais s'il y a un thème commun qui revient souvent, c'est celui des discriminations subies.

D'où notre souhait d'entamer une réflexion approfondie sur les liens entre discriminations et (in-)sécurité, sous forme d'une Journée de réflexion en deux temps : d'abord une partie plus théorique axée sur le contexte de la société multiculturelle bruxelloise et la lutte contre les discriminations, tandis que l'après-midi sera consacré à des ateliers qui permettront l'approche de thèmes spécifiques en petits groupes (que dit la loi, comment se défendre...). Avec pour objectif de sortir avec des idées très concrètes pour lutter contre les discriminations et améliorer sa sécurité.
Plus de détails à suivre sur notre page Facebook et dans la Newsletter de mai.

 

GARANCE EN BREVES

Pour ne plus rater aucun entraînement

Pour toutes celles qui ont participé à l'un de nos stages, Garance organise tous les mois un entraînement de deux heures, sur un thème particulier : pour creuser des techniques déjà apprises ou en découvrir de nouvelles, adaptées à diverses circonstances, à vélo, en voyage, dans les relations amoureuses, en cas d'agression armée ou à plusieurs... Les dates et les sujets sont repris dans l'agenda, mais vous pouvez aussi désormais recevoir un rappel deux semaines avant chaque entraînement à Bruxelles en vous inscrivant sur notre liste. Il suffit donc de cliquer sur ce lien pour rejoindre le groupe.

 

Découvrir l'outil « marches exploratoires »

Envie de savoir concrètement ce qu'est une marche exploratoire, comment ça se passe et à quoi ça sert ? A la demande du CWEHF (Conseil wallon de l'Egalité entre Hommes et Femmes), une équipe de Zakana Productions a suivi des marches organisées par Garance dans le cadre du projet « Genre et Urbanisme ». Le résultat est désormais disponible en vidéo sur notre site.

 

Le rapport de la RIFFAF est en ligne

En octobre 2012, Garance a organisé une première Rencontre internationale francophone de formatrices d'autodéfense féministe (RIFFAF) à Bruxelles. Le but était de mettre en réseau des formatrices belges, suisses, françaises et québécoises, souvent actives de manière isolée et dans des conditions précaires, et de leur proposer un espace où elles pouvaient mener un échange sur leurs pratiques et expériences et se former de manière continue. Peut-être avez-vous participé à la Journée Portes Ouvertes qui a permis au grand public de découvrir différentes techniques et de donner une plus grande visibilité à l'autodéfense féministe. Le rapport d'évaluation est désormais en ligne. Les évaluations par les formatrices et les participantes ont été en général positives, tout en proposant aussi des améliorations pour ce genre d'événement à l'avenir. Les formatrices ont formulé le projet d'organiser une nouvelle rencontre internationale en 2014 en France.

 

Garance dans les médias

Encore une période faste pour la visibilité de Garance dans les médias !
Les stages de Garance à Tournai et sa région ont eu les honneurs de la Libre Belgique. De son côté, le site Secunews remet ça : après un article présentant la démarche de Garance pour rendre l'espace public plus sécurisant pour les femmes, il reprend les recommandations de notre brochure « Genre et espace public ».

En France aussi, Garance assure une certaine présence. Un article de deux pages est paru dans la revue française Silence, dans un numéro intitulé « Déraciner le racisme ». L'article relate l'expérience d'une émission radio intergénérationnelle et interculturelle que nous avons réalisée avec nos femmes 55+ et des jeunes en 2009.

Par ailleurs, dans le quotidien Libération, un long article se demande « Ai-je tort de me taire quand on m'appelle salope ? » et se réfère à Irene Zeilinger et son livre « Non c'est non ». Enfin, l''émission-phare d'information de France 2, Envoyé spécial, s'est intéressée à son tour au harcèlement de rue, en venant notamment interviewer Irene Zeilinger. Le reportage a été diffusé le 21 mars dernier. Un reportage auquel il manque une dimension, essentielle pour Garance : comment les femmes peuvent-elles réagir ? Histoire de ne pas rester sur l'impression que, décidément, le monde est trop dangereux pour les femmes...

 

 

C'EST ARRIVE PRES (OU TRES LOIN) DE CHEZ VOUS

 

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Aide au relogement

A partir de janvier prochain, à Bruxelles, les femmes victimes de violences, tout comme les sans-abris, pourront bénéficier d'une aide au relogement, a décidé le gouvernement bruxellois. Le texte doit encore être soumis à l'avis du Conseil d'Etat.

A l'origine, l'allocation de relogement (anciennement appelée ADIL, l'allocation de déménagement, installation et d'intervention dans le loyer) a pour objectif de permettre à des ménages à faibles revenus de quitter un logement insalubre ou inadapté pour un logement plus adéquat. Elle se compose d'un volet « aide au déménagement » et d'un deuxième destiné à couvrir une partie du loyer. Désormais donc, une femme qui quittera le domicile conjugal pour échapper aux violences pourra bénéficier d'un soutien financier régional afin de pouvoir accéder à un logement à long terme et ainsi se reconstruire.

 

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Amnesty soutient les femmes égyptiennes

Violences domestiques, agressions dans la rue, tests de virginité... La situation des femmes égyptiennes ne s'est pas vraiment améliorée avec la révolution, et elles sont toujours écartées des postes de décision. Mais elles sont nombreuses à se mobiliser pour défendre leurs droits : Amnesty fait le point et les soutient.

 

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Un site contre les violences policières

La police représente une protection pour les citoyen/ne/s mais aussi, parfois, une menace, en particulier pour certaines catégories comme les sans papiers ou les personnes trans, ou encore, lors de certaines manifestations. Le Comité P est là pour recueillir les plaintes, mais l'autorégulation ne suffit pas. Aussi la Ligue des Droits de l'Homme lance-t-elle un site qui permet aux citoyen/ne/s de dénoncer des violences policières, en tant que victimes ou témoins.

 

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Violences faites aux femmes : l'ONU prend (enfin) position

Le 16 mars, la 57e session annuelle de la Commission de l'ONU sur le statut de la femme a accouché d'une déclaration dénonçant les violences faites aux femmes. Un paragraphe a failli faire échouer le vote, comme ce fut le cas en 2003 : celui qui précise qu'aucune coutume, tradition ou considération religieuse ne peut justifier les violences. Il a fallu forcer un peu la main à une alliance de pays d'arrière-garde, comprenant l'Iran, l'Egypte, le Nigeria, le Vatican ou encore la Russie, mais ils ont fini par s'incliner. En échange, les pays scandinaves ont renoncé à inclure les droits des homosexuelles. Avancée très partielle donc, et il reste à mettre en pratique les bonnes résolutions.

 

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STIB : délits en baisse

En un an, le nombre de délits commis dans les transports en commun bruxellois a baissé de 20%, annonce le ministère de l'Intérieur. Paradoxalement le nombre d'arrestations lui, est en hausse. Dont la moitié concerne la Gare du Midi. Mais le renforcement de la présence policière n'est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Le quart des arrestations concerne des personnes en séjour illégal, qui n'ont donc pas commis d'autre délit que le fait d'être là, sans les papiers qu'il faut.

 

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Après l'Inde, le Brésil

On se souvient de cette horrible histoire où une étudiante indienne était enlevée, violée et torturée durant de longues heures dans un minibus à Delhi, sous les yeux de son compagnon, également frappé. Elle en est finalement morte, provoquant une vague d'indignation en Inde contre les violences sexuelles.

Le même type d'agression est arrivé à une touriste US-américaine à Rio. Les violences sexuelles n'ont hélas pas de frontières, l'indignation et la volonté de les combattre non plus.

 

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Appel à l'aide ou campagne choc ?

Une femme s'est photographiée, le visage tuméfié par les coups, et a mis les photos l'une après l'autre sur le net. Ces images ont été vues plus d'un demi million de fois sur YouTube. Témoignage plein de colère ou campagne de choc ? S'il s'agit d'une campagne, elle est maladroite, sinon contre-productive : elle montre une femme qui encaisse, jour après jour, sans réagir ni partir. Une vraie campagne contre les violences implique de dire aux femmes : mais si, il est possible de réagir, autrement que dans le monde virtuel de YouTube...

 

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Viol : indulgence dans les médias

Après l'affaire Pistorius dont nous vous parlions dans notre dernière Newsletter, voici encore une histoire qui montre l'incroyable indulgence des médias envers les violences faites aux femmes.

Aux États-Unis, une affaire de viol continue à faire des vagues. A l'été 2012, des adolescents membres d'une équipe de football de la petite ville de Steubenville (Ohio) ont violé, lors d'une soirée arrosée, une jeune fille de 16 ans. Des images ont ensuite été diffusées sur les réseaux sociaux.

Lors de leurs procès, deux accusés âgés de 16 et 17 ans, reconnus coupables de viol et de diffusion de photos de la victime nue, ont été condamnés à un et deux ans de détention dans un centre pour mineurs. D'autres footballeurs pourraient être jugés par la suite. Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Car la journaliste de CNN qui a suivi le procès, tout comme la journaliste en plateau - deux femmes -, ont commenté le verdict en plaignant non pas la victime, mais les deux jeunes footballeurs condamnés, qui ont vu « leurs vies s'effondrer ». D'autres titres de presse ont fait preuve de la même indulgence déplacée à l'égard des violeurs dans leurs comptes-rendus du procès, en insistant notamment sur le fait que la victime était elle-même très alcoolisée, et sur les rêves brisés de ces champions sportifs en devenir. Ou quand l'avenir des violeurs compte plus que celui de la victime.

 

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Mains baladeuses

Sur le podium du Tour des Flandres le deuxième de la course, le Slovaque Peter Sagan, s'est cru autorisé, devant les caméras, à pincer les fesses d'une hôtesse qui faisait un bisou au vainqueur. La photo a fait le tour des médias, qui ont réagi, pour une fois, avec désapprobation, à quelques exceptions près. Il a bien dû s'excuser et promettre de ne pas recommencer. Dommage que la victime n'ait pas réagi en lui envoyant une bonne gifle, comme cela lui a traversé l'esprit...

 

LA SCIENCE DIT...

Manuels scolaires et stéréotypes sexués

Déjà dans les années 1970, les féministes dénonçaient les stéréotypes sexuels dans les manuels scolaires. Qu'en est-il aujourd'hui ? Une étude menée par les CEMEA (Centres d'entraînement aux méthodes d'Education active) montre que ces stéréotypes sont encore bien présents, même s'ils sont plus subtils, avec pour conséquence les assignations de rôle (« une fille doit se comporter comme ci, un garçon doit faire cela... ») Ce qui limite les possibilités de choisir sa vie et entretient les discriminations et les inégalités.

Trois des constats de l'étude ont des effets particulièrement néfastes sur ce qui nous tient particulièrement à coeur : la conviction que les filles doivent avoir la même place que les garçons dans l'espace public et que si nécessaire, elles sont capables de se défendre. D'abord, la sur-représentation des garçons, qui va jusqu'à 87% de « héros » pour 13% de « héroïnes » ; ensuite, la présence très majoritaire d'hommes/garçons à l'extérieur, alors que les femmes/filles sont plutôt représentées à l'intérieur de la maison ; enfin, les qualités et défauts largement attribuées aux deux sexes : les garçons sont forts, courageux mais négligents, tandis que les filles sont belles et sensibles, mais fragiles ! Elles auraient donc besoin de « protecteurs ». Mais c'est l'ensemble de l'étude, pleine d'exemples concrets (et souvent consternants...) qui est à lire, résumée dans le dernier article sur notre site.

 

 

ON A LU, VU, ECOUTE POUR VOUS...

Foxfire, confessions d'un gang de filles

On est en 1955, aux États-Unis, et un groupe de filles veut s'affranchir de l'injuste domination masculine et vivre selon ses propres lois. Deux jeunes filles se détachent de ce portrait de groupe : Legs, incontestable leader qui donne l'impulsion et parfois l'impose, et Maddy, qui se fera chroniqueuse de l'aventure.

Certains moments sont vraiment jouissifs, quand les filles s'en prennent à un agresseur sexuel et lui font passer de très mauvais moments. D'autres sont tristes, voire désespérants, quand on constate les dérives, les jalousies, des rapports de pouvoir qui finiront par détruire le groupe de l'intérieur. C'est ce qui fait la force du film : pas de manichéisme, pas de « gentilles filles » face à de « méchants hommes ». En dehors de quelques gros porcs bien lourds, les hommes victimes du gang sont dépeints dans toute leur complexité.

Un film à voir donc, pour passer un bon moment ou pour servir de point de départ à d'intéressantes discussions.

« Foxfire, Confession d'un gang de filles », de Laurent Cantat, d'après un roman de Joyce Carol Oates.

Une première adaptation a été réalisée en 1996 par Annette Haywood-Carter, avec Angelina Jolie dans le rôle de Legs.

 

Une émission sur l'autodéfense au féminin

France Culture a consacré une émission à l'autodéfense au féminin, où l'on peut découvrir notamment notre organisation partenaire de Paris, le Diana Prince Club. A réécouter ici (en zappant éventuellement les gendarmes...)

 

 

LA REBELLE DU MOIS

Ng Mui et la légende du dragon

La femme rebelle que nous vous présentons ce mois-ci n'a peut-être pas vraiment existé. Mais si elle n'existe pas, elle est au moins bien inventée. Il s'agit de Ng Mui, à qui l'on attribue la création de différents styles d'arts martiaux, dont un style particulier basé sur l'observation de la lutte entre une grue et un renard.

Vérité ou légende ? Soit une ou des femmes ont eu un rôle actif dans le développement des arts martiaux chinois, soit la population avait besoin de figures d'identification féminines fortes et se les a créées en la personne de Ng Mui. En tout cas, cela laisse une image moins masculine des arts martiaux chinois.

 

 

AGENDA

Activités de Garance

Autodéfense pour femmes, Schaerbeek – 20 et 21 avril 2013

Défense verbale au quotidien – 27 et 28 avril 2013

Entraînement Bruxelles : étranglements debout et au sol - 13 mai 2013

Entraînement Tournai : étranglements debout et au sol : 20 mai 2013

 

Activités en collaboration avec Garance :

20 avril, de 17h30 à 20h30 : Atelier d'autodéfense à la Maison des femmes de Schaerbeek, infos et inscriptions chez Hollaback!

 

Autres activités autour du 8 mars :

16 avril, 18h30 : Les Jeunes Socialistes de Saint-Gilles organisent un ciné-débat consacré à l'homophobie, à partir du documentaire magnifique « Les Invisibles » de Sébastien Lifshitz. Infos et réservation (indispensable) : info.js1060@gmail.com

30 avril de 10 à 13h, Wavre : Conférence d'Alain Legrand, directeur du Centre SOS Violences familiales de Paris et spécialiste de la prise en charge d'auteurs de violences, sur le thème « Quand la violence engendre la violence ». Infos et inscriptions : fabienne.mascarello@brabantwallon.be

 

 

 

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