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NEWSLETTER n°23 - Novembre 2012


A LA UNE

Comment soutenir Garance ?

Vous habitez loin, vous n'avez pas beaucoup de temps, mais vous avez envie de soutenir Garance concrètement ? Nos nouveaux statuts prévoient, en plus d'un statut de « membre effectif/ve » un statut de « membre adhérent/e ». Ce dernier type de membre demande un engagement plus « light », vous permettant de nous soutenir sans forcément assister à toutes nos Assemblées Générales, mais de nous aider ponctuellement. Les membres effectif/ves s'engagent à participer aux AG ou à s'y faire représenter. Il y a encore d'autres moyens de nous soutenir : vous pouvez devenir volontaire pour nous aider dans l'une ou l'autre tâche ou encore, nous aider financièrement. Tout don de 40 euros minimum est déductible fiscalement.

Pour se faire membre adhérent/e, il suffit de verser une cotisation de membre de 15 euros par an sur notre compte. Si vous voulez devenir membre effectif/ve ou nous soutenir en tant que bénévole, ou si vous avez tout simplement envie d'en savoir plus sur notre fonctionnement, nous organisons une soirée d'information le samedi 24 novembre de 14h à 16h heures dans nos locaux. La prochaine Assemblée générale – où nous déciderons surtout quels projets nous voulons mener en 2013 – aura lieu le 3 décembre à 18h30 dans nos locaux. N'hésitez pas à nous contacter pour vous inscrire ou pour de plus amples informations !

 

GARANCE EN BREVES

Séance photo

Garance a été dernièrement confrontée à une demande croissante des médias pour que nous leur fournissions des photos ou de la documentation visuelle sur nos activités. Nous avons du mal à répondre à cette demande car d'une part, nous avons peu de matériel visuel disponible et d'autre part, par respect pour nos participantes, nous n'ouvrons pas facilement la porte de nos stages aux caméras ou autres appareils photos qui dérangent certaines femmes et perturbent en général le bon déroulement de nos activités. Pour pallier ce problème, nous avons pensé que vous pourriez nous aider à constituer un album de photos documentaires pour la presse, et nous vous avons concocté une petite invitation bien alléchante : un goûter-séance photos. Nous vous promettons un accueil de qualité, parce que vous le valez bien. Ensemble, nous prendrons joyeusement la pose devant l'objectif pour des jeux de rôles, défense physique etc... tout en savourant un goûter convivial.

Quand et où: le dimanche 9 décembre de 15h00 à 18h00 à la Maison des familles de Laeken, 36 rue Steyls 1020 Laeken (métro Bockstael) Tentée ? Faites-nous signe, contactez le secrétariat de Garance

 

La RIFFAF, un succès !

Début octobre, Garance organisait à Bruxelles la première Rencontre internationale francophone de formatrices en autodéfense féministe, venant de Belgique, de France, de Suisse et de Canada. Avec en apothéose une Journée Portes ouvertes permettant au grand public de découvrir différentes approches et techniques, et où nous avons dû refuser du monde. Vous trouverez un article plus détaillé sur notre site.

 

Des ateliers à la pelle

En ce mois de novembre, autour de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes (le 25), une série de « quinzaines » ou de « festivals » autour de l'égalité et la diversité ont sollicité Garance pour organiser ateliers, marches exploratoires, participations à des débats ou des émissions télé... A suivre dans notre agenda ou sur notre page Facebook.

 

 

C'EST ARRIVE PRES (OU TRES LOIN) DE CHEZ VOUS

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Leçons d'antisexisme pour les ministres français

En France, la ministre des Droits des femmes a initié des « séminaires de sensibilisation à l'égalité femmes-hommes et aux stéréotypes de genre », à destination de ses collègues. On y parle, chiffres à l'appui, des inégalités persistantes, de la façon de constituer des équipes vraiment mixtes ou de la nécessité de mieux visibiliser le travail des femmes politiques. Ce qui a permis à l'inévitable Eric Zemmour de comparer ces réunions aux « camps de rééducation de Mao ». Mais il paraît que le ridicule ne tue pas et qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis...

 

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Dire « non » dans le couple

« Pas besoin d'avoir mal à la tête pour dire non » : c'est sur ce thème que Zij-Kant (organisation de femmes du SP.a) a lancé une campagne contre la violence sexuelle à l'intérieur des relations amoureuses. Car ce n'est pas parce qu'on a un/e partenaire sexuel/le qu'on est forcément d'accord avec ses demandes, partout et toujours. Un message important à faire passer.

 

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Palestine : rap contre les crimes d'honneur

Le groupe de hip hop Dam a présenté en ce début novembre à Ramallah le très beau morceau « "If I Could Go Back In Time" pour lancer le débat sur les crimes d'honneur en Palestine. Entre janvier et août 2012, 12 femmes ont été tuées en Cisjordanie pour ce motif. Plus d'explication dans la presse.

 

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Catalogue de jouets sans sexisme

En cette période faste pour les petit/e/s, une chaîne de magasins français lance un catalogue de jouets sans sexisme : on y voit des petits garçons jouant à la dînette et des petites filles s'amusant avec ces voitures téléguidées. Une réaction suite à des plaintes de client/e/s qui en avaient assez des stéréotypes de genre. On espère que ce sera aussi un « plus » concurrentiel, pour donner à d'autres l'envie de suivre ce bon exemple...

 

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De stéréotypes bien ancrés

Cela s'appelle le « Dictionnaire des écoliers » et c'est labellisé par le Ministère de l'Education nationale en France. Il s'agit du résultat « de l'imagination et du travail de milliers d'élèves guidés par leurs maîtres ».

C'est surtout un beau florilège des stéréotypes sur les femmes et les hommes, vus par les enfants (et on se demande où étaient les maîtres qui devaient les « guider »). Lisez plutôt : « Femme : C'est une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine ».

« Père : C'est le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d'enfants. C'est le chef de famille parce qu'il protège ses enfants et sa femme ». Et ce ne sont là que quelques exemples parmi, hélas, beaucoup d'autres. Les exemples ne sont pas mal non plus, les femmes étant soit « Miss France » , soit occupées à faire le ménage...

Devant le tollé suscité par ces définitions, et notamment les protestations de féministes, le Ministère de l'Education nationale a décidé de fermer le site. Réagir est toujours utile.

 

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RDC : Les femmes veulent le retour du Dr Mukwege

Mondialement réputé pour les soins qu'il administre dans son hôpital de Panzi (République démocratique du Congo) aux femmes victimes des violences sexuelles, le Dr Mukwege a été l'objet d'une agression à son domicile le 25 octobre dernier par un groupe d'hommes armés. Craignant pour sa vie et celle de ses proches, il a quitté le pays pour se réfugier en Suède. Les médecins qui aident les femmes victimes de violences ne sont pas nombreux/ses en RDC. Aussi des femmes regroupées au sein du « Caucus des femmes du Sud Kivu pour la paix » réclament le retour du docteur Denis Mukwege, exigeant des autorités d'assurer sa sécurité.

 

 

LA SCIENCE DIT...

Violences conjugales : qui sont les victimes ?

En France, une enquête inédite de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) s'est intéressée aux violences conjugales. Tout d'abord, l'étude montre encore une fois l'énorme écart entre d'un côté, les violences déclarées et de l'autre, le nombre d'affaires portées devant la justice : un peu plus de 10 000 plaintes pour une estimation (sur base de l'enquête) de 540 000 faits, touchant environ 400 000 femmes et 140 000 hommes.

Mais qui sont les victimes ? Si tous les milieux sociaux sont concernés, tous ne le sont pas à la même fréquence : les femmes les plus pauvres, entre 35 et 39 ans et vivant en milieu urbain, sont les premières touchées par les violences conjugales. Les femmes les plus pauvres se déclarent quatre fois plus victimes que les plus aisées. Il reste à analyser ces données.

D'abord, remarquent les chercheurs, « la pauvreté peut à la fois être à l'origine des violences au sein du couple, mais elle peut aussi être une conséquence de ces violences ». Il est en effet possible que, parmi les femmes interrogées, certaines soient tombées dans la précarité à la suite des violences infligées.

Si l'on explique cette surreprésentation par les caractéristiques de l'auteur (la capacité ou non à faire face à des conflits) comme de la victime (les possibilités pour les femmes aisées de quitter un conjoint violent), on pourrait avancer d'autres facteurs : plus il y a d'éléments de risques – socio-économiques, mais aussi d'origine, par exemple - plus la vulnérabilité est grande. D'où l'intérêt d'une approche intersectorielle des violences. D'autres données intéressantes sont reprises dans l'étude, notamment sur les hommes victimes de violences.

Une dernière remarque : les médias qui reprennent l'information s'étonnent que les campagnes de sensibilisation successives ne semblent pas faire reculer les violences. C'est ce que Garance ne cesse de répéter : la « sensibilisation » ne suffit pas, c'est dans la prévention qu'il faut investir. Autrement dit : il ne suffit pas savoir que les violences existent et que ce n'est pas bien, il faut aussi savoir ce que chacun, chacune peut faire contre les violences...

 

 

ON A LU, VU, ECOUTE POUR VOUS...

Le livre de jeunesse au prisme du genre

Les inégalités s'apprennent très tôt, notamment par le biais de la littérature pour la jeunesse. En 2010 et en 2011, le Salon du Livre de la jeunesse de Namur a accueilli plusieurs interventions consacrées à la notion de genre. On peut les retrouver aujourd'hui dans la publication de la Direction de l'Egalité des Chances du Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, « Des livres pour ouvrir les horizons des filles et des garçons », complétées par des outils pédagogiques pour ne pas grandir idiot/e. On y parle de la place des garçons et des filles dans les albums, contes et romans de jeunesse, de la Bibliothèque en tous genres de Saint-Josse, de formations de sensibilisation aux stéréotypes de genre dans les livres pour enfants... On y retrouve aussi l'avis d'auteures pour la jeunesse. Un chapitre particulièrement réjouissant est consacré aux « petites filles explosives », celles qui refusent de se soumettre.

 

Le magazine "Femmes en résistance"

Mettre en lumière les femmes d'ici ou d'ailleurs, le plus souvent oubliées des médias, qui écrivent l'Histoire de notre temps. Dénoncer les atteintes aux droits des femmes. Souligner les bonnes pratiques en faveur de l'égalité. Révéler les violences et avancées qu'elles soient domestiques, économiques ou sociétales. Témoigner de la force des victimes qui ont su se relever et s'engager... C'est dans cette optique que l'association Femmes ici et ailleurs a créé le trimestriel "Femmes en résistance", auquel il est possible de s'abonner. On peut aussi découvrir le premier numéro et suivre les informations sur le blog.

 

 

LA REBELLE DU MOIS

Minerva Mirabal

Notre femme rebelle du mois s'appelle Minerva Mirabal et elle nous vient de République dominicaine. Ce n'est pas un hasard : si le 25 novembre a été choisi par l'ONU comme Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, c'est justement lié à l'action des sœurs Miraval, aussi surnommées « les papillons ». Voici donc leur histoire...

 

 

AGENDA

Activités de Garance

24 novembre 2012 : Soirée d'information, Molenbeek

24 et 25 novembre 2012 : Autodéfense pour femmes, Tournai

26 novembre 2012 : Entraînement à Tournai : techniques de base

1er et 2 décembre 2012 : Défense verbale au quotidien, Schaerbeek

8 et 9 décembre 2012 : Autodéfense pour femmes, Schaerbeek

10 décembre 2012 : Entraînement : techniques au sol 2

 

Activités en collaboration avec Garance :

Schaerbeek : Initiation à l'autodéfense pour femmes - 25 novembre 2012

Bruxelles-Villes : Ateliers d'autodéfense pour femmes les 19, 21 et 23 novembre de 19 à 21h au Palais du Midi (rue Roger Van der Weyde 3, 1000 Bruxelles). Infos et inscriptions auprès du service Egalité des Chances de la Ville

 

Activités hors de Garance :

On peut trouver diverses activités intéressantes autour du thème du genre dans une série de festivals et quinzaines : le Festival Tous les genres sont dans la culture, la Quinzaine des femmes de la Ville de Bruxelles ou encore la Quinzaine de l'égalité des chances et la diversité de la Région Bruxelles-Capitale

 

 

 

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