Si cette Newsletter ne s'affiche pas correctement, cliquez ici
Si vous ne voulez plus recevoir cette Newsletter, cliquez ici
Une remarque, une suggestion ? Contactez-nous !
Visitez le site !

 

 

NEWSLETTER n°21 - Septembre 2012


A LA UNE

La RIFFAF, c'est maintenant !

On y travaille depuis des mois, et voilà, c'est maintenant ! La RIFFAF, c'est la Rencontre internationale francophone de formatrices d'autodéfense féministe qui réunira des formatrices de Belgique, France, Suisse et Canada. Pour montrer toute la diversité de l'autodéfense féministe, une Journée Portes Ouvertes clôturera l'événement en beauté, en proposant 12 ateliers de découverte ouverts aux femmes et aux filles. En moins de deux semaines, ils sont tous complets. Il est donc trop tard pour s'inscrire, mais nous vous livrerons un compte-rendu de la rencontre sur le site.

 

GARANCE EN BREVES

Femmes et Villes, c'était vraiment la fête !

Le 25 septembre, Garance organisait la fête clôturant le projet pilote « Genre et Urbanisme » financé par la Région Bruxelles-Capitale. Un beau succès avec environ 70 présent/e/s pour découvrir notre nouvelle brochure, échanger dans quatre ateliers sur la propreté, les places publiques, les espaces verts et la mobilité, assister (et bouger !) au concert de Malyka... Puis, comme mise en appétit pour l'excellent buffet concocté par l'Ilôt des Saveurs, une promenade aux lampions où même le vent a retenu son souffle...

Les médias se sont intéressés à cette activité et nous avons eu droit à des interviews ou des articles à la RTBF, sur 7sur7 et d'autres peut-être qui nous ont échappé. Vous trouverez bientôt un compte-rendu des ateliers sur notre site, mais dès à présent, vous pouvez consulter la brochure sur notre site.

 

Garance dans les médias

Sur le thème du harcèlement des femmes en rue, les médias continuent aussi de s'intéresser à nous. Voilà que TF1 et France 2 nous proposent de filmer un atelier d'autodéfense pour montrer comment les femmes peuvent réagir pour répondre aux harceleurs. Le supplément l'Essentielle de la Libre Belgique nous a également demandé un Carte Blanche. Enfin, Irene Zeilinger a eu l'occasion de débattre sur RTL avec un « sanctionnateur » sur le thème des amendes administratives mises en place par certaines communes bruxelloises contre les harceleurs. Une idée qui ne se révèle pas vraiment heureuse, comme l'explique notre directrice.

 

Garance dans ScumGrrrrls

« Peu de femmes qui pratiquent l'autodéfense féministe sont conscientes de la longue histoire dans laquelle elles s'inscrivent », écrit Irene Zeilinger dans son article « Lignées de défense », paru dans le dernier numéro du magazine féministe ScumGrrrls. « Dernier » est ici à prendre littéralement, car cette excellente publication s'arrête après dix années d'existence. Mais comme ses rédactrices l'indiquent en couverture, « la lutte continue ».
Il n'est cependant pas trop tard pour découvrir ce numéro comme les précédents, en contactant ScumGrrrls.

 

Autodéfense pour femmes avec un handicap

Le 12 novembre prochain, l'ASBL Persephone organise avec Garance un cours d'autodéfense pour femmes avec un handicap (physique ou mental). Parce que le handicap est un facteur de risque, comme peut l'être le genre, et que toutes les femmes peuvent apprendre à se défendre. Le cours aura lieu à Nieuwport et se déroulera en néerlandais. Infos et inscriptions chez Persephone.

 

C'EST ARRIVE PRES (OU TRES LOIN) DE CHEZ VOUS

smiley

En automne, il pleut des colloques

Cet automne, en Wallonie, une série de colloques seront consacrés à l'un ou l'autre aspect des violences conjugales.

Le 17 octobre, Namur se penchera sur le thème « Grossesse et violences conjugales : quelles spécificités ? Quelles conséquences sur l'enfant de 0 à 3 ans ? » Le 25 octobre, à Charleroi, on s'intéressera à « l'intervenant au coeur de la tempête ». Enfin, le 23 octobre, à Mons, on abordera « l'intervention sociale au coeur du rapport de domination et de la mise en sécurité des victimes de violences intrafamiliales ». Plus d'infos dans l'agenda ci-dessous.

 

smiley

La Belgique signe la Convention européenne contre les violences faites aux femmes

En avril 2011, le comité des ministres du Conseil de l'Europe adoptait une Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes. Cette Convention définit diverses formes de violence (la violence domestique, le harcèlement sexuel, le viol, le mariage forcé, les crimes commis au nom du prétendu « honneur » et les mutilations génitales) et crée un cadre juridique complet pour les prévenir, protéger les victimes et mettre fin à l'impunité des auteurs. De plus, ce texte prend en compte la prévention, l'éducation des enfants, la formation des professionnels de la santé et du travail social au dépistage, l'injonction faite aux médias de mesures d'autorégulation pour prévenir les images dévalorisantes et humiliantes (dans les vidéoclips par exemple), la mise en place de refuges en nombre suffisant. Il prévoit aussi la reconnaissance des violences fondées sur le genre comme donnant droit à un statut de réfugié/e (Convention de Genève de 1951).
Depuis le 11 septembre, la Belgique fait (enfin) partie des 22 pays signataires de la Convention. Mais ce n'est qu'un premier pas : en effet, pour la rendre valide, il faut encore la ratifier. A ce jour, un seul pays l'a fait : la Turquie.

 

smiley

Levée du secret professionnel

Nouveauté dans le droit pénal belge : à partir du 1er mars 2013, les médecins, les avocat/e/s, les policiers/ères et les autres personnes tenues par le secret professionnel pourront informer le parquet des violences domestiques dont ils ont connaissance. En effet, dans ces circonstances, le Code pénal autorise désormais ces personnes à rompre le secret professionnel.

 

smiley

Lutter contre l'homophobie/transphobie au niveau communal

Les périodes d'élection sont toujours l'occasion de bien des promesses, mais aussi de débats sur tous les sujets qui peuvent intéresser certaines catégories de la population. Ainsi le 26 septembre à Saint-Gilles, deux candidat/e/s LGBT proposaient une discussion sur les outils dont disposent les communes pour lutter contre l'homophobie et la transphobie.
Des propositions assez classiques, mais qu'il faut encore vouloir mettre en place : interventions dans les écoles, formations des policiers/ères, diversité dans le personnel communal lui-même – à commencer par l'équilibre hommes/femmes... Le plus intéressant reste l'échange de bonnes pratiques. Ainsi la Ville de Gand a reconnu la « carte d'identité provisoire » proposée par l'association Genderstichting et permettant aux personnes trans de ne pas devoir préciser leur sexe durant la période de transition. De telles cartes ont été créées par d'autres associations (comme Genres Pluriels) mais ne sont pas officiellement reconnues.
Voilà une idée qui peut être facilement mise en place au niveau communal.

 

smiley

Améliorer la sécurité avec les autorités locales... mais sans les femmes ?

A l'approche des élections communales, l'Institut Emile Vandervelde a organisé une rencontre sur le thème « améliorer la sécurité sous l'autorité des autorités locales ». En conclusion d'une matinée d'études, il a publié une série de propositions où nous soulignerons avec plaisir le point qui recommande aux communes de « soutenir et dynamiser les projets de prévention ». Malheureusement, la dimension de genre a été totalement absente des débats, ce qui affaiblit la réflexion comme les recommandations qui en découlent.

smiley

Un « calvaire charnel » jugé « excitant »

Dans sa livraison de juillet 2012, le magazine Joystick – une référence pour les jeux vidéo dans le monde francophone – présente avec enthousiasme la future version du jeu Tomb Raider, avec le personnage de Lara Croft – une femme forte, indépendante, ce qui est plutôt rare dans les jeux vidéos, très masculins par leurs concepteurs comme par leurs héros ou le public visé.

Cette nouvelle version revient sur la jeunesse de Lara Croft, notamment avec une scène décrite ainsi : « La tension sexuelle malsaine est à son comble. La miss est plaquée au sol, les mains attachées dans le dos. (...) L'ambiance sonore est saturée des gémissements de la belle et des insultes grivoises proférées par ses agresseurs ». En langage normal cela s'appelle un viol, mais pour les rédacteurs de Joystick, il s'agit là d'un « calvaire charnel ». Il s'agirait d'« éveiller l'instinct protecteur » des joueurs (c'est dire à qui on s'adresse). Plus grave encore, le rédacteur commente : « Faire subir de tels supplices à l'une des figures les plus emblématiques du jeu vidéo, c'est tout simplement génial. Et si j'osais, je dirais même que c'est assez excitant ».

Devant les réactions de féministes, le magazine répond... et s'enfonce encore. A lire notamment sur le site de TV5Monde.

 

 

LA SCIENCE DIT...

Inde : Voter pour les femmes diminue les violences

Une étude menée en Inde montre un lien significatif entre le nombre de femmes élues et la diminution des violences envers les femmes. Plus précis encore : plus les femmes élues sont proches des femmes victimes de violences, plus leur présence aide à lutter contre ces violences. D'une part grâce aux politiques qu'elles sont plus enclines à mettre en place, d'autre part parce que leur présence même au pouvoir contribue à combattre les préjugés sexistes. Bien sûr, la Belgique n'est pas l'Inde mais dans notre pays où seulement 35% des conseillers communaux, 31% des échevins et 10% des bourgmestres sont des femmes, nous savons ce qu'il nous reste à faire le 14 octobre prochain.

 

ON A LU, VU, ECOUTE POUR VOUS...

Harcèlement de rue à l'égyptienne

En Egypte, le harcèlement des femmes est un véritable fléau. Selon un sondage récent, plus de 80% des femmes y auraient été confrontées. Le projet des « Femmes du bus 678 » est né d'une histoire réelle : en 2008, pour la première fois en Egypte, un tribunal du Caire avait à juger une plainte pour harcèlement sexuel. Choqué par les moqueries infligées à la plaignante, le cinéaste Mohamed Diab décide de réaliser un film, pour faire comprendre aux hommes ce que vivent les femmes. Le film croise les histoires de trois femmes aux situations très différentes : Fayza, mère de famille traditionaliste, venant des quartiers populaires, Seba la grande bourgeoise mariée à un médecin, et Nelly, comédienne et femme libre à la langue bien pendue. Chacune a subi l'une ou l'autre forme d'agression sexuelle et a décidé, à sa façon, de ne pas se laisser faire. Que ce soit par une plainte en justice, malgré toutes les pressions familiales et sociales poussant la victime à laisser tomber ; en répondant aux harceleurs par des coups d'épingle à cheveux bien placés ou encore, par la création de cours d'autodéfense pour femmes.
Le film a connu un grand succès en Egypte. Même si les personnages sont pour la plupart un peu trop simples et l'histoire trop prévisible, il vaut surtout par son engagement, sa dénonciation d'une réalité taboue avec d'autant plus de mérite qu'il ne se contente pas de pointer l'injustice faite aux femmes : il montre aussi qu'elles peuvent se révolter et se défendre.

« Les femmes du bus 678 », film de Mohamed Diab (actuellement dans les salles)

 

Le mariage forcé à l'ère de Facebook

Voilà un livre qu'on vous conseille avec enthousiasme : destiné aux jeunes, il peut donner autant de plaisir aux adultes par ses personnages attachants, son humour omniprésent et aussi, ses subtilités où « notre » culture est renvoyée à ses propres limites, en matière de sexisme notamment.

Awa, qui prépare son bac en France, a été promise comme épouse à un lointain cousin au Sénégal. Son père considère que le temps est venu de tenir la promesse... Heureusement autour d'elle, les femmes de la famille se mobilisent, chacune à sa façon, pour l'aider à échapper à ce destin, qui n'enchante d'ailleurs pas plus son supposé « fiancé »... Ernestine, la petite soeur d'Awa, qui hésite entre une carrière de star et le prix Nobel de la paix, a sa propre idée sur une façon de tirer Awa de ce mauvais pas.
C'est plein d'énergie, loin des stéréotypes ou de toute lourdeur démonstrative, bref une belle approche de la problématique du mariage forcé. A recommander sans réserves.

« Le coeur n'est pas un genou qu'on peut plier », de Sabine Panet et Pauline Penot, Editions Thierry Magnier Le livre fera l'objet d'une présentation de 4 octobre prochain chez Amazone à Bruxelles (voir agenda).

 

Nouveau !

LA REBELLE DU MOIS

Chaque mois, nous allons vous présenter une femme rebelle qui ne s'est pas laissée faire, qui a résisté, souvent à des gens beaucoup plus puissants qu'elle, qui n'avait pas sa langue dans la poche. De toutes les contrées, de toutes les époques, nous sortons de l'oubli (européen francophone) une femme rebelle qui nous a particulièrement touchées, impressionnées, inspirées. Et si vous aussi connaissez d'autres rebelles inconnues que vous avez envie de faire connaître à un plus grand public, nous sommes toujours preneuses !

Pour commencer en beauté, voici Edith Margaret Garrud (1872-1971), la première formatrice d'autodéfense féministe en Europe, et probablement dans le monde. Une femme forte qui a mis ses capacités, physiques comme mentales, au services des suffragettes qui se battaient pour le droit de vote des femmes en Angleterre. Un personnage à découvrir !

 

AGENDA

Activités de Garance

Entraînement : Défense verbale au travail - 8 octobre 2012

Autodéfense pour femmes, St Gilles – 20 et 21 octobre 2012

Défense verbale au quotidien, Schaerbeek – 27 et 28 octobre 2012

Stage de vacances d'autodéfense pour filles de 13 à 15 ans - 27 et 28 octobre 2012

 

Activités en collaboration avec Garance :

Avec la VZW Persephone, autodéfense pour femmes avec un handicap : 12 novembre à Nieuwport (en néerlandais), Infos et inscriptions à Persephone info@persephonevzw.be

 

Activités hors de Garance :

4 octobre, de 12h à 14h : Présentation du livre « Le coeur n'est pas un genou que l'on peut plier », de Sabine Panet et Pauline Penot. Lunch rencontre, gratuit mais inscription obligatoire

6 octobre : Chalk Walk organisée par Hollaback à Bruxelles

17 octobre, Namur : Grossesse et violences conjugales. Infos et inscriptions ici

25 octobre, Charleroi : Violences intrafamiliales et travail social : l'intervenant au coeur de la tempête. Infos et inscriptions ici

23 novembre, Mons : Colloque « Quant la famille fait mal... ». Infos et inscriptions ici

 

 

 

Si vous ne parvenez pas à lire le contenu de cet email, accédez à la version en ligne
Si vous ne voulez plus recevoir cette Newsletter, cliquez ici
© Garance ASBL - www.garance.be - info@garance.be