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NEWSLETTER n°16 - Mars 2012

A LA UNE

Femmes migrantes : nos animatrices sont prêtes !

Suite à la formation d'animatrices pour les groupes de réflexion à destination des femmes migrantes, 4 groupes ont démarré ou sont sur le point de le faire.

Nos animatrices sont disponibles pour d'autres groupes ! Association de femmes, cours d'alpha, groupe d'amies... n'hésitez pas à nous contacter pour développer ce projet avec nous (sur Bruxelles). C'est entièrement gratuit ! Et nous sommes en train de mettre au point une boîte de jeux qui rendra ces animations encore plus conviviales.

 

GARANCE EN BREVES

Garance au Parlement de la COCOF

Le 8 mars, la Coordination bruxelloise de la Marche Mondiale de Femmes était invitée au Parlement de la COCOF pour rencontrer et échanger avec des député/e/s (même s'il y avait peu d'hommes parmi les présent/e/s !). Garance avait pris en charge le chapitre « espace public », en lien avec son projet Genre et Urbanisme ; d'autres membres de la Coordination ont abordé les questions d'emploi, de pauvreté, de santé et d'accueil de la petite enfance. Après de brèves réponses de représentantes des différents partis, les ministres Kir, Cerexhe et Doulkeridis présentaient leurs réalisations et leurs projets dans le cadre de leurs compétences. Beaucoup de bonnes intentions, mais comme on dit dans ces cas-là : reste désormais à passer des paroles aux actes.

A noter que le 16 mars, le Parlement bruxellois a voté, à l'unanimité, l'ordonnance « gender mainstreaming », qui oblige le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale à contrôler l'impact des mesures qu'il veut prendre sur la situation des femmes et des hommes.

 

Garance à Quai des Belges

A l'occasion du 8 mars, Arte Belgique a proposé une émission entière consacrée au féminisme, avec une vingtaine de représentantes de divers mouvements et associations féministes. Irene Zeilinger était l'une des invitées pour parler du travail de Garance, qui a semblé fort intriguer la présentatrice, Hadja Lahbib...

 

Garance et « les filles qui osent tout »

Le 21 avril prochain à Liège, à l'initiative de Vie Féminine, « les filles osent tout ! » Elles osent discuter, analyser, bouger, expérimenter... et notamment l'autodéfense lors d'un atelier organisé avec Garance. Un événement destiné aux jeunes femmes de 18 à 35 ans.

 

C'EST ARRIVE PRES (OU TRES LOIN) DE CHEZ VOUS

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Portrait d'Irène Balcers

Tou/te/s celles et ceux qui ont participé, ces dernières années, à l'une ou l'autre activité liée à la lutte contre la violence intrafamiliale l'ont certainement croisée : Irène Balcers, assistante sociale de formation, devenue commissaire de police, s'est impliquée fortement dans l'accueil et l'assistance des victimes de violences entre partenaires. Ses recommandations ont été prises en compte par le Plan d'action national dans ce domaine.

Un beau portrait lui est consacré dans le dernier Inforevue de la police fédérale.

 

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« Pas de justice, pas de paix »

Chaque année en France, environ 75 000 femmes sont violées. Or il n'y a que 5 000 plaintes, ce qui signifie donc que 70 000 femmes ne font pas appel à la justice.

C'est pourquoi le 1er mars dernier, dans le cadre d'une opération intitulée « Pas de justice, pas de paix », des féministes françaises ont porté symboliquement au Palais de Justice de Paris des cartons contenant 70 000 fois une plainte pour que justice soit rendue à ces femmes. Et elles se promettent de recommencer chaque année. L'objectif étant que la justice reconnaisse le caractère massif du crime de viol et sa gravité. Parallèlement, le modèle de la plainte a été envoyé à tous les candidat-e-s à l'élection présidentielle française d'avril prochain.

 

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Pakistan : un Oscar contre les jets d'acide

Lors de la cérémonie des Oscars de cette année, le Prix du Meilleur court métrage documentaire a été décerné au film pakistanais Saving Face (Sauver la face), réalisé par Sharmeen Obaid Chinoy et Daniel Junge. Il suit le travail réalisé par un chirurgien anglo-pakistanais qui fournit des services chirurgicaux et de soutien gratuits aux victimes d'attaques à l'acide, qui sont une véritable plaie dans ce pays. Il présente aussi le travail d'associations soutenues par ONU Femmes pour criminaliser plus sévèrement cette forme de violence particulièrement horrible.

 

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Flandre : un numéro d'appel pour signaler les violences

1712 : en formant ce numéro gratuit, tout/e citoyen/e flamand peut signaler des actes ou des soupçons de violences, et être réorienté/é si nécessaire vers des services d'aide compétents. Une campagne télé et d'affichage doit faire connaître le numéro qui sera axé, dans un premier temps, sur la maltraitance d'enfants. Mais toutes les formes de violences peuvent être signalées. demander que les besoins, bien réels, soient rencontrés avec des moyens suffisants. Une attention particulière devrait être portée aux crimes au nom de « l'honneur » et aux mutilations génitales. Le vote a été très largement acquis, par 554 voix contre 22 et 88 abstentions. Voilà qui marque une réelle volonté... qu'il faudra encore traduire en actes.

 

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Maroc : le mariage pour « réparer » le viol !

Au Maroc, la loi prévoit qu'un violeur peut échapper à la prison à la condition d'épouser sa victime. On imagine ce que cela peut signifier pour celle-ci... Pourtant, le mariage sert souvent d' « arrangement » entre les familles : d'un côté pour échapper à la prison, de l'autre pour « laver le déshonneur » de la femme violée... car oui, c'est sur la victime que pèse encore le déshonneur dans bien des pays !

Violée à 15 ans, Amina Al Filali n'a pas supporté cet « arrangement » : elle s'est suicidée en avalant de la mort aux rats, provoquant un véritable choc dans le pays avec des manifestations, des sit-in devant le parlement, obligeant le gouvernement à consacrer sa réunion hebdomadaire à cette affaire scandaleuse. On se souvient que c'est le suicide d'un marchand ambulant qui a servi de point de départ à la révolution tunisienne et par la suite, dans d'autres pays arabes. Espérons que l'émotion provoquée par la mort d'Amina permettra des avancées réelles des droits des femmes...

 

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Indonésie : ne pas « exciter » les collègues

Les autorités (mâles) indonésiennes sont heureusement là pour veiller à la vertu et la protection des femmes. Le nombre d'agressions sexuelles étant très importantes dans ce pays, le Parlement recommande à ses membres féminines de ne pas porter de minijupes, pour ne pas exciter leurs collègues. « Vous savez comment sont les hommes... » plaide le président de la chambre des représentants.

L'an dernier déjà, le gouverneur de la capitale Jakarta avait suggéré aux femmes de s'habiller plus « décemment » pour éviter le harcèlement. Des dizaines de femmes étaient alors descendues dans le rues avec les slogans en brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Ne nous dites pas comment nous devons nous habiller, dites-leur plutôt de cesser de nous violer !" et "Mon corps n'est pas indécent, contrairement à vos pensées cochonnes !"

 

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DSK à Bruxelles

Invité par le groupe des députés européens de moins de 40 ans, Dominique Strauss-Kahn était annoncé à Bruxelles le 27 mars pour débattre de la crise économique mondiale, en présence du président de l'Eurogroup Jean-Claude Junkers et l'ex-patron de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

Des députées européennes ont jugé cette venue déplacée, trois semaines à peine après la représentation des « Monologues du Vagin » d'Eve Ensler, joués par neuf députées européennes, en présence de 200 autres député/e/s.

Il y a à peine quelques semaines, DSK avait déjà eu droit à un accueil particulier lors d'une conférence à Cambridge. Cette fois, devant la levée de boucliers et la perspective d'une nouvelle action, il a renoncé à venir. Pour des raisons d'agenda, paraît-il...

 

La science dit...

Etude allemande sur les masculinistes

Les masculinistes ne haïssent pas seulement les féministes, à qui ils reprochent de vouloir instaurer une « fémocratie » bâtie sur la haine des hommes et leur soumission ; ils n'hésitent pas à s'en prendre aussi aux hommes qui refusent de rentrer dans le cadre des stéréotypes de la masculinité. Enfin, ils entretiennent des liens troubles avec l'extrême-droite. Même s'il s'agit d'un petit groupe, son impact sur la société ne doit pas être sous-estimé.

C'est ce qui ressort d'une enquête dans ce milieu menée par l'Institut de recherche politique du parti des verts allemands, la Heinrich-Böll-Stiftung, qui suggère aussi des pistes d'action pour agir contre le masculinisme. Si vous ne lisez pas l'allemand, Garance résume dans un article les résultats de l'étude.

 

ON A LU, VU, ECOUTE POUR VOUS...

38 témoins, un film de Lucas Belvaux

Une nuit, au Havre, une jeune femme est poignardée en pleine rue. Personne n'a rien vu, rien entendu. Pourtant les cris de la victime vont bouleverser la vie de certains « témoins », qui n'ont pas bougé...

Le film de Lucas Belvaux a attiré notre attention en posant une question rarement abordée dans les « polars », qui se focalisent plutôt sur la victime ou l'assassin : qui sont ces témoins, pourquoi sont-ils restés aussi passifs, pourquoi aucun d'entre eux n'a même simplement appelé la police ?

Malheureusement, le film de Lucas Belvaux n'apporte aucune réponse à ces questions. Bien que très bavard par moments sur le ressenti des un/e/s et des autres, il n'ose pas s'approcher de son sujet, laissant un grand sentiment de frustration. La seule question réellement posée est celle de savoir s'il faut ou non poursuivre ces témoins pour non assistance à personne en danger.

En fait, le film est basé sur un meurtre qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 60, celui de Kitty Genovese, devenu un cas classique en psychologie sociale pour mettre en évidence le phénomène de « dissolution de responsabilités ». Mais c'était trop beau, ou plutôt trop laid pour être vrai. Des chercheur/se/s ont analysé l'affaire et montré comment l'indifférence des témoins a été construite de toutes pièces, mais cette supposée passivité a marqué les esprits et donne encore aujourd'hui l'impression que personne ne bougera en cas de besoin. Le film semble reproduire le même mythe, sans aucune critique, et ainsi participer à cette construction perpétuelle des témoins passifs.

 

Rapport de l'Institut pour l'Égalité des femmes et des hommes (IEFH)

L'IEFH vient de sortir son nouveau rapport sur la situation des hommes et des femmes en Belgique. Emploi, revenus, politique, migration, santé, violences, un tableau très large est dressé des inégalités persistantes malgré les progrès, réels mais bien trop lents. Des données connues mais qui présentées en tableaux et graphiques, sont d'autant plus parlantes.

En matière de violences, rien de révolutionnaire dans ces chiffres qui confirment ce que l'on savait déjà : que 80% des condamnés sont des hommes, que les femmes sont surtout victimes de violences dans la sphère privée et les hommes dans la sphère publique, que les victimes de violences, surtout de violences sexuelles, hésitent à porter plainte...

Mais on trouve aussi des analyses surprenantes dans ce rapport... Ainsi on peut lire qu'en matière de violence conjugale, si « les femmes courent davantage le risque d'en être victimes, un certain nombre de facteurs y contribuent. Avant tout, les différences physiques entre hommes et femmes, ces dernières étant souvent moins fortes que leur partenaire. Ensuite, les répartitions traditionnelles des rôles basées sur des stéréotypes sexistes placent souvent les femmes dans un rôle passif. Enfin, citons les différences sociales qui font que de très nombreuses femmes disposent de moins d'indépendance financière et économique que les hommes ». Cette formulation semble attribuer la responsabilité à la biologie et à la victime, qui serait trop passive et dépendante. On pourrait plutôt dire que les répartitions traditionnelles des rôles, basées sur des stéréotypes sexistes, placent souvent les hommes dans un rôle agressif et que les différences sociales font que les hommes peuvent prendre le dessus dans le couple, y compris sur le plan financier.

Restent toutes les données concrètes assez frappantes pour que, à l'approche du 8 mars, la grande presse s'y intéresse. Ce qui est déjà une victoire en soi.

 

AGENDA

Activités hors Garance :

Pour détails et modalités d'inscription, voir sur www.garance.be

Défense verbale au quotidien, Schaerbeek - 24 et 25 mars 2012

Entraînement : étranglements et prises - 16 avril 2012

Stage d'autodéfense pour femmes, Schaerbeek (dans le cadre du contrat de quartier Navez-Portaels) : à partir du 7 mai

Stage d'autodéfense pour filles de 8 à 12 ans : 2 et 3 juillet


Activités hors Garance :

21 avril à Liège : Atelier d'autodéfense pour jeunes femmes avec Vie féminine


Activités hors (mais avec la collaboration de) Garance :

Toutes et tous au rassemblement pour le droit à l'avortement ce 24 mars à Bruxelles !

 

 

 

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