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NEWSLETTER n°1 - Janvier 2012

A LA UNE

Genre et urbanisme, le nouveau projet de Garance

Le sentiment d'insécurité dans l'espace public, point important dans les débats politiques, n'est pourtant pas souvent observé à travers le prisme du genre. De même, les politiques d'urbanisme et d'aménagement du territoire sont trop rarement soumises à une vision genrée.

C'est pourquoi, pour le Ministre bruxellois compétent, M. Emir Kir, Garance lance un nouveau projet pour développer une analyse genrée de l'espace public, avec l'objectif d'arriver à des recommandations pour que les besoins spécifiques des femmes soient pris en compte par les politiques et pratiques d'urbanisme en Région de Bruxelles-Capitale.

Pour ce faire, nous allons organiser des marches exploratoires avec des femmes dans différents quartiers de Bruxelles afin d'observer, de ressentir les sensations que l'on peut vivre au quotidien et qui amènent un sentiment d'insécurité ou de sécurité. Les résultats de ces observations, après avoir été analysés, mèneront à une brochure de recommandations bilingue et illustrée, présentée à l'automne prochain lors d'un événement festif.

Toutes les associations et femmes individuelles intéressées par la démarche sont les bienvenues et peuvent prendre contact avec Garance.

 

Brèves de Garance

Bienvenue à Laura Chaumont

On vous en parle en Une : Garance développe un nouveau projet et, à cette occasion, a pu engager une nouvelle collaboratrice. Bienvenue donc à Laura Chaumont qui pilotera ce nouveau projet avec Irene Zeilinger !

Laura a travaillé pendant deux ans pour le Parlement fédéral avant de décider de se consacrer à d'autres sujets qui la passionnent, en nous rejoignant pour ce projet qui lui tient à coeur.

 

Garance au Parlement bruxellois

Le lundi 9 janvier, Garance était invitée au Parlement bruxellois par la Commission d'Avis de l'égalité entre hommes et femmes. Après l'emploi et le logement, la Commission se propose en effet de faire des propositions en matière de mobilité, toujours avec une perspective de genre, et pour cela, avait invité des acteurs/trices de terrain : Garance mais aussi l'Université des femmes et le GRACQ (Groupe d'action des cyclistes quotidiens). L'UF présentait une étude sur "Femmes et mobilité" tandis que le GRACQ relevait tous les atouts et les difficultés liés aux déplacements à vélo, en particulier pour les femmes : que ce soient la météo, les aménagements défaillants ou le type de déplacements - conduire les enfants à l'école, faire les courses... et comment on peut y remédier.

Quant à Garance, elle présentait son travail avec les femmes 55+, car dans nos nombreuses activités (groupes de réflexion, focus groups, cours d'autoprotection), les transports publics étaient toujours un sujet très présent - et pressant - pour les femmes 55+.

 

Garance à la radio

Dans le cadre de la formation de femmes migrantes, futures animatrices de groupes de réflexion, et en partenariat avec AWSA, le groupe s'est rendu lundi 9 janvier dans un café de Schaerbeek, exclusivement fréquenté par des hommes. Accueil étonné mais sympathique des clients, nous confirmant que le sentiment de sécurité des femmes peut s'améliorer lorsqu'elles prennent leur place dans les lieux publics. Une journaliste de la RTBF a réalisé un reportage radio passé sur la Première ainsi que Vivacité, et qu'on peut également écouter en podcast.

 

Garance dans une publication sur la sécurité des seniors

Pour apporter des réponses aux besoins en matière de sécurité des seniors, la Direction générale Sécurité et Prévention (SPF Intérieur) a constitué un groupe de travail "Prévention de la criminalité contre les seniors". Différentes initiatives ont pu naître au sein de ce groupe de travail dont une farde "Plus de sécurité pour les seniors ! Ce que les communes peuvent faire en la matière". Garance y figure en bonne place, avec son projet "Femmes 55+ actrices de leur sécurité".

 

C'EST ARRIVE PRES (OU TRES LOIN) DE CHEZ VOUS

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La lutte contre les violences, une priorité !

Dans la note qu'elle vient de présenter concernant sa compétence en égalité des chances, la ministre Joëlle Milquet indique la lutte contre les violences à l'égard des femmes comme une de ses grandes priorités. C'est une excellente nouvelle, à condition que les actes suivent les paroles, notamment en termes de moyens humains et financiers, structurels et non plus au coup par coup comme c'est le cas actuellement.

 

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Victimes et médias

Une agression, un accident, une catastrophe... Très vite, les médias sont sur place pour interroger les témoins, les victimes et leurs proches.

C'est un moment difficile à vivre, dans un moment d'émotion intense, pour des personnes qui n'ont pas l'habitude de contacts avec les médias. C'est pourquoi le SFP Intérieur a lancé le projet "Victimes et médias", pour éviter que les familles ne soient aussi victimes d'une information négative, mal transmise, déformée.

On peut donc trouver des conseils de base pour toutes les personnes impliquées dans un drame, sur le site www.victimesetmedias.be : comment décider si l'on souhaite ou non participer à l'information ? Quels sont les avantages et désavantages d'une couverture médiatique ? Comment se préparer à une interview, ou éventuellement la refuser ? Comment gérer les images ? Peut-on relire l'article avant publication ? Des conseils et des exemples concrets peuvent aider à prendre des décisions dans ces moments difficiles.

 

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Conférence mondiale des refuges

Du 27 février au 1er mars prochain se tiendra à Washington la deuxième conférence mondiale des Refuges pour femmes. Elle réunira des activistes de base travaillant à mettre fin à la violence à l'égard des femmes. Les délégué/e/s pourront y découvrir des outils et les savoirs des activistes et nouer des liens avec des femmes du monde entier.

Infos et inscriptions ici.

 

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Il la menace, elle est virée...

En août dernier, une femme se fait tirer dessus à quatre reprises par son mari jaloux. Il est incarcéré mais, suite à une erreur de procédure, libéré sans conditions en décembre. Le 10 janvier, elle reprend son boulot dans un école où l'un de ses enfants est également scolarisé. Deux jours après, elle est écartée de son travail sans autre solution en vue : des parents d'autres élèves, craignant pour la sécurité de leurs propres enfants, ont exigé qu'elle soit éloignée...

Dans un communiqué, les FPS s'insurgent contre cette situation où c'est la victime qui est sanctionnée en étant privée de son travail. Une situation malheureusement pas exceptionnelle : de nombreuses victimes de violences domestiques sont harcelées sur leur lieu de travail ; ce qu'elles subissent chez elles peut entraîner aussi des absences, des retards, des problèmes de concentration, et donc le risque de perdre un travail dont les victimes ont plus besoin que jamais pour quitter un conjoint violent.

L'employeur et les syndicats doivent trouver des solutions autres que d'éloigner la victime et les autorités la protéger plutôt que de faire peser sur elle l'entièreté du risque encouru !

 

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Viols à vendre sur le net

A Miami, deux hommes sont poursuivis pour avoir violé plusieurs femmes, filmé les scènes pour les envoyer sur Internet. Ils les attiraient en leur promettant du travail comme modèles. Lors des auditions, elles étaient droguées, violées par l'un des hommes tandis que l'autre filmait. Puis le film était proposé à la vente sur des sites et dans des magasins pornos. Les deux hommes risquent la prison à vie. Mais cela démontre en tout cas qu'il existe un marché pour des scènes de viol jugées "excitantes" par certains...

 

ON A LU, VU, ECOUTE POUR VOUS...

"Il y avait un monstre en moi"

Des témoignages de femmes victimes de violences, on commence à en trouver. Mais que se passe-t-il dans la tête d'un homme violent ? C'est tout l'intérêt du livre de Frédéric Matwies, "Il y avait un monstre en moi", que de tenter de l'expliquer. Un livre qui insiste sur l'importance d'une intervention judiciaire, donc d'abord d'une plainte, pour casser l'engrenage infernal ; mais aussi, sur la possibilité de changer pour un homme convenablement pris en charge.

Le livre - écrit avec l'accord de la victime - n'est pas dépourvu d'une certaine complaisance et par moment d'auto-apitoiement, alors même que l'auteur s'en est beaucoup mieux sorti que son ex compagne. Cette façon de dénoncer le "monstre en lui" permet de prendre une distance, comme s'il n'était pas le seul coupable des violences. Il passe aussi un peu trop rapidement sur le chemin du changement. Enfin, il manque une analyse de genre, les rapports entre bourreau et victime étant vus d'un oeil strictement individuel.

Il reste cependant un témoignage intéressant sur un processus de destruction, vu du côté de l'auteur, et sur une façon d'y mettre fin : "Je sais aujourd'hui que dès le premier coup, il faut alerter la police".

"Il y avait un monstre en moi", de Frédéric Matwies, aux Editions Michalon

 

Chroniques féministes : les Rwandaises

En temps de guerre, de conflit armé ou de génocide, les femmes subissent des violences spécifiques comme on a pu le constater en ex-Yougoslavie ou au Rwanda.

Dix-sept ans après le génocide des Tutsis, la revue de l'Université des Femmes propose u regard féministe sur l'un des plus grands drames du XXe siècle, avec des analyses, des paroles de rescapées et aussi une ouverture sur l'avenir, car la paix ne se fera pas sans la participation des femmes.

Chroniques Féministes n°108, Les Rwandaises

 

La science dit...

Accueil pour hommes victimes de violences

Depuis 2008, quatre grandes villes hollandaises - Amsterdam, Rotterdam, La Haye et Utrecht - ont ouvert des refuges pour hommes victimes de violences, que ce soit dans le cadre domestique ou d'autres relations de dépendance. Après deux années de fonctionnement, ce projet-pilote a fait l'objet d'une évaluation.

Durant cette période 182 hommes ont été accueillis, sur un total de 677 signalements, de 34 origines ethniques différentes et d'âges allant de 17 à 77 ans. La durée de séjour varie de quelques jours à plus d'un an et demi. 40% de ces hommes sont victimes de leur (ex)partenaire ; parmi les victimes de violences liées à l'honneur, les homosexuels sont sur-représentés. Il est à noter que beaucoup d'hommes victimes ont subi des violences de la part de plusieurs auteurs. L'exploitation financière semble également une problématique importante.

Une fois qu'ils ont quitté la place d'accueil, beaucoup de ces hommes reçoivent encore un suivi psychologique à l'extérieur. L'un des problèmes spécifiques qui se posent à eux est la question du logement : souvent, ils ne sont pas prioritaires dans l'attribution d'un appartement et ne trouvent qu'une chambre, où il leur est difficile de recevoir leurs enfants.

Cette première évaluation débouche sur une série de recommandations... dont celle de poursuivre l'évaluation à moyen terme.

 

AGENDA

5/2 (Bruxelles) et 6/2 (Anvers) : Concerts contre l'excision organisés par le GAMS et Intact, avec Sayon Bamba, chanteuse guinéenne impliquée dans la lutte contre les mutilations génitales féminines.

 

 

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