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mis à jour le 5 juin 2008
L'autodéfense est tout ce qui rend nos vies plus sûres.
C'est pourquoi nous avons mis en place ce forum où vous
pouvez échanger vos expériences de réussite dans des
situations désagréables ou même dangereuses.
Dites-nous (et à toutes) ce que vous faites pour être
plus en sécurité, plus à l'aise et plus
sûres de vous. Racontez-nous ici comment vous vous êtes défendues.
Parce que nous pensons que les témoignages que nous avons pu rassembler ici
peuvent être utiles à toutes les femmes, nous en avons publiés certains sous la
forme d'une brochure, avec des conseils pratiques de nos formatrices
d'autodéfense. Cette brochure s'appelle "Échappez Belle!
Le guide pratique de la sécurité pour femmes". La deuxième édition est disponible en format
électronique ici ou sur demande à
notre secrétariat.
Nous pensons qu'une stratégie de défense
ne consiste pas uniquement en quelques coups de karaté (ou
de Seito Boei, tant qu'on y est) bien placés. Les notions
d'autodéfense sont bien plus larges: "si je m'en
suis sortie, c'est que j'ai choisi une bonne défense !".
Les petites astuces pour éviter la violence, les mots bien
trouvés qui clouent le bec à l'agresseur, la fuite
quand elle est possible, les façons dont on a pu trouver de l'aide,
de la solidarité. Nous voulons collecter toutes ces petites richesses
ici, pour les partager, que chacune puisse s'inspirer, et pour (re)prendre
courage: les femmes sont victimes de violence, mais elles ne sont pas démunies!
Vous vous êtes échappée belle ? Tout ce que vous avez à
faire est de nous envoyer un e-mail à
echappees.belles[at]garance.be
avec votre histoire. Dites-nous ce qui s'est passé, ce que vous
avez fait et pourquoi vous êtes contente de votre réaction.
Nous allons publier vos récits ici-même, avec votre
prénom ou sous un pseudonyme, comme vous le préferez. Une
petite remarque encore: pour des raisons de sécurité, nous
n'accepterons pas les histoires envoyées en attachement -
écrivez-les dans le mail même. Merci et bonne lecture !
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Il y a quelques semaines, alors que je sortais mes deux chiens (NB : un
croisé Yorkshire/pinsher nain et une croisée cocker/épagneul, pas le
genre dissuasif donc) dans le square en face de chez moi, je l'ai encore
échappé belle. Il y avait deux hommes sur un banc : un marginal
alcoolisé complètement effondré et un gros type d'apparence
passe-partout qui lui racontait je ne sais pas quoi à l'oreille, mais
qui s'est levé en me voyant arriver. Arrivant à quelques mètres de moi,
avisant mes chiens, il m'a lancé "C'est quelle race ?", ce à quoi j'ai
répondu très rapidement, et sans m'arrêter de marcher, parce que sa
fa&ccecdil;on de se lever et de s'enquérir de la race de mes chiens alors qu'il
était en pleine conversation encore 5 secondes auparavant ne me disait
rien qui vaille.
Ma chienne, qui a un certain âge et prend peur très facilement, s'est
mise à lui aboyer dessus. J'ai voulu aller à droite pour m'éloigner, il
est allé vers la droite. J'ai voulu aller à gauche, il est aussi allé
vers la gauche. Le tout de façon "implicite", c'est-à-dire qu'il n'y
avait jamais moins de deux mètres entre nous, mais qu'en raison de ses
changements de direction je ne pouvais pas avancer sans risquer de lui
passer à moins d'un mètre. J'ai fini, mes chiens tirant comme d'habitude
dans tous les sens sur leurs harnais en m'obligeant à écarter les bras à
droite et à gauche et donc à agrandir mon "périmètre personnel", par
forcer le passage à gauche, et réussir à remettre un mètre de plus entre
nous. C'est là qu'il s'est dirigé droit sur moi, en me disant "Je
voudrais juste te demander un truc". Je suis restée un instant figée
face à lui, pensant quelque chose du genre "Je suis née pour souffrir".
Il en a profité pour s'approcher encore un peu plus de moi, en
souriant de toutes ses dents (un vrai clavier de piano, je n'en avais
jamais vu autant) et en répétant, gagnant quarante centimètres à chaque
pas : "Juste... Juste... ". Ses mains étaient mobiles, et plutôt hautes (au
niveau de son plexus solaire). Il est arrivé à moins d'un mètre de moi.
J'avais un gros arbre dans mon dos. Je me suis dit : "Si tu ne fais
rien, dans 3 secondes il te plaque contre l'arbre et serre ses mains
autour de ton cou" (c'est vraiment le "flash" que j'ai eu).
Alors je me suis avancée vers lui, j'ai relevé la tête et pointé le
menton en avant deux fois en lui criant de ma belle et forte voix d'alto
(je ris...) "Qu'est-ce-qu'il y a ? Qu'est-ce-qu'il y a ?" Surpris, il a
battu en retraite, baragouinant qu'"on ne pouvait vraiment plus parler
avec personne" et j'ai pu terminer la balade de mes chiens, tremblante
et le cœur battant à cent à l'heure, mais bien contente de moi.
Alice, 30 ans
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A 78 ans, elle attrape la voleuse de son porte-monnaie
Simeon Williamson, un sprinter anglais de 22 ans, représente pour l'Angleterre
la meilleure chance de gagner une médaille olympique. La semaine dernière,
sa grand-mère de 78 ans a poursuivi la jeune femme qui venait de lui voler son
porte-monnaie et l'a secouée énergiquement jusqu'à ce
que cette dernière lui rende ce qu'elle avait dérobé. Simeon
espère bien que la détermination de sa grand-mère déteindra
sur lui aux JO de Pékin...
Marianne, 16 au 22 août 2008
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J'ai 23 ans, c'est mon premier job, et le patron ne jure que par moi. C'est plus
fort que lui, il m'adore, la boîte n'a jamais aussi bien marché depuis que
je suis là, je suis "son bras droit", "la perle", bref. Et puis un
jour il comprend qu'il ne couchera jamais avec moi, et là, son attitude change du tout
au tout. Il devient désagréable et un matin, débarque au bureau en me
donnant un travail impossible à faire (un mailing de deux pages à envoyer
à 1500 personnes pour la levée de 17h, étiquettes avec les adresses à
coller, affranchissement, tout à la main, impossible). Je lui dis que ce n'est
pas possible, il me répond que si je ne suis pas capable d'effectuer le travail pour
lequel je suis payée, je n'ai qu'à démissionner. Je prends ma
résignation (et non pas mon courage, car je savais parfaitement que ma motivation
à réussir ce pseudo-challenge n'y pourrait rien) à deux mains et
m'attelle à la tâche.
Lorsqu'il déboule comme un fou dans le bureau à 17h et qu'il constate
qu'évidemment le travail n'est pas terminé, il se met à hurler contre
moi. Je reste stoïque, continuant à m'affairer à mon ordinateur comme si de
rien n'était (erreur, j'aurais dû quitter le bureau aussitôt et
aller porter plainte à la police ou me faire arrêter par le médecin du travail
direct) et il peut ainsi monter d'un cran à chaque nouvelle bordée
d'insultes qu'il m'envoie à la figure. Cela dure une petite dizaine de minutes,
au bout desquelles je me dis qu'il va finir par s'en prendre physiquement à moi.
Alors je ne sais pas ce qu'il me prend, d'un seul coup je me lève, je me plante
droit devant lui, baissant les yeux pour le regarder (je fais une tête de plus que
lui), et je lui dis très calmement : "Eh bien vas-y, frappe-moi,
t'en meurs d'envie", les bras écartés du corps, pour montrer que je ne
me défendrai pas. Il s'écroule tout droit sur une chaise en mettant la tête
entre ses mains. Je prends mes affaires et je quitte le bureau sans un mot de plus (sous le
regard de quatre collègues qui ont assisté à toute la scène sans rien
faire).
Je ne suis pas particulièrement "contente" de ma réaction, j'ignore si
c'est parce qu'il a eu peur de m'obéir ou parce que le simple fait que
j'ouvre la bouche lui a rappelé que ce n'était pas à un tronc
d'arbre mais à un être humain qu'il était en train de s'adresser.
J'ignore même si cette "technique" de ce qu'on pourrait appeler la
"contre-provocation' (?) est répertoriée comme telle. En tout
cas, ce jour-là, ça a bien marché et rien que pour ça, je suis
satisfaite, même s'il est évident que j'aurais pu mieux faire (et surtout
plus tôt).
Alice, 30 ans
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J'ai été agressée un soir en rentrant chez moi. J'avais déjà
50 ans et ne pensais absolument pas pouvoir être victime d'une tentative de viol. J'ai eu
très peur et je crois que j'ai perçu mon agresseur plus grand, plus musclé que
ce qu'il était vraiment. J'étais paralysée, mais avec une idée fixe :
rester débout. Je me disais, si je suis allongée, ça va être la catastrophe, il
va pouvoir faire ce qu'il veut. Ça a été très violent. A un moment, l'agresseur
m'a soulevée, mes pieds ne touchaient plus terre. Mais malgré tout, je suis restée
débout, j'ai crié au secours malgré le fait qu'il a essayé de
m'étrangler. Il y a eu un bruit d'une fenêtre qui s'ouvre et je crois que
l'agresseur a compris que quelqu'un entendait peut-être et viendrait voir. Il s'est
enfui à ce moment-là. C'est perturbant d'être agressée et menacée
comme ça, mais sans aucune préparation, sans force physique extraordinaire, j'ai quand
même eu ce bon réflexe de rester débout à tout prix.
Marguerite, 61 ans
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Tout récemment, j'ai été à la banque et une jeune femme voulait
passer devant toute la file. Je lui ai dit que non ! Elle m'a regardée d'un air
plutôt agressif. Elle aurait voulu que moi, cette petite vieille qui a l'air fragile,
que je ferme les yeux, que je reste dans mon coin. Je l'ai regardée dans les yeux
franchement. C'est elle qui a du baisser les yeux.
Marie-Jeanne, 85 ans
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Je connais une dame dans les 80 ans. Il y a 15 jours, elle était tranquillement chez elle, et
subitement elle a entendu qu'on chipotait tout docuement à sa porte d'entrée. Elle
a eu le réflexe, elle a ouvert brusquement, et c'était un jeune, et elle a crié,
qu'est-ce que vous faites ici ! Et à côté de la porte, il y avait son
parapluie, elle lui a tapé sur la tête et elle a fermé la porte.
Andrée, 67 ans
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Mon frère m'a rendu visite et on s'est fort disputés. Il s'est énervé
et j'ai eu peur qu'il me frappe. Il avait déposé sa veste sur le canapé, je
m'en suis approchée, j'ai pris son portefeuille et je l'ai jeté par la fenêtre
qui donne sur la rue. Il a bien été obligé d'y aller pour le ramasser avant que
quelqu'un d'autre ne le fasse. Et comme ça, je l'ai mis à la porte sans devoir
l'affronter.
Dominique, 72 ans
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Au début des années 1990, en plein après-midi, je me trouvais à
la gare du Midi à Bruxelles. J'attendais le tram pour aller chez ma fille à
l'école. Mon sac était en bandoulière, le fermoir n'était
qu'une pression et à chaque main, je portais un sac contenant des fournitures relativement
lourdes.
J'avais vu trois jeunes gens passer à proximité de moi, mais je ne leur avais pas
vraiment prêté attention. Le tram arrive. Comme bien d'autres personnes, je m'avance
vers une des portes (à l'époque, on n'était pas obligé
d'entrer par l'avant du tram; toutes les portes étaient bonnes, tant pour monter que pour
descendre) et je me fais bousculer par un jeune qui voulait monter avant moi. Au même instant,
j'ai senti une pression sur mon sac. Je me suis retournée assez violemment pour voir qui me
touchait. Mes yeux ont croisé le regard d'un autre jeune un peu saisi de ma réaction
et par mon regard qui devait être assez méchant. J'ai immédiatement
réalisé qu'il avait plongé la main dans mon sac et qu'il tenait certaines
de mes affaires en main. Voyant cela, j'ai "toné" dans cette gare me surprenant
moi-même de mon audace et de l'intensité de mes cris. Je lui ai hurlé :
"Lâche ça, nom de Dieu !" Il a hésité un instant, a regardé
un autre comparse, qui attendait qu'il lui passe le fruit de son larcin. Moi, je ne l'ai pas
quitté des yeux et ai recrié la même phrase avec la même force !
Là, j'ai vu sa main s'ouvrir et lâcher mes affaires. A mon attitude, il a dû
se dire que s'il persévérait dans sa démarche, j'allais attraper la tête
de l'un pour taper sur l'autre !! Après quoi, je suis redescendue du tram pour
ramasser mes affaires. Portefeuille et différents papiers importants. Ensuite, je suis remontée
dans le tram qui était bondé. Le watman n'avait rien perdu de la scène non plus,
mais personne n'a eu le moindre mot ni le moindre geste pour me venir en aide.
Bernadette
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Une fois, on a sonné chez moi, et je demande qui c'est - c'était le
plombier. Alors j'ai été à ma fenêtre et j'ai demandé
qu'il se montre. Ils étaient deux. Je leur ai demandé pour quelle société
ils travaillent, ils m'ont dit un nom, et j'ai dit "Bon, attendez un petit instant,
je vais téléphoner. Ce que je n'ai pas fait. Mais j'ai constaté, quand
je suis retournée à la fenêtre, que ces deux messieurs étaient partis.
J'ai été plus rusée qu'eux.
Josée, 68 ans
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Je rentrais chez moi après un concert. Je marchais d'un pas ferme parce qu'il
faisait froid. J'ai entendu des pas derrière moi. D'abord je ne savais pas trop
quoi faire. C'est vrai, on a plus d'idées de ce que l'autre pourrait nous faire
que vice-versa. Mais puis je me suis dit, zut alors, je rentre d'une très chouette
soirée et je ne me la laisserai pas gâcher. Alors je m'arrête brusquement,
je me retourne et je le regarde tout simplement. Je ne sais pas ce qu'il a pensé ou
même s'il voulait vraiment me faire du mal. De toute façon il m'a regardée
d'abord d'un air étonné et puis il a continué son chemin. J'étais
très fière de moi.
Muriel, 59 ans
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Je vais à la bibliothèque, et quand je sors de la station de métro, il y a
des jeunes qui se bagarraient, mais toujours amicalement. J'ai peur de la violence, j'ai
peur de recevoir des coups, il n'y a rien à faire. J'ai tellement mal partout. Il
y en a un qui a donné un coup de pied presque au dessus de la tête de l'autre, et
l'autre lui a attrapé le pied. Et il l'a fait reculer. L'autre, sur un pied, il
a fait l'autruche, mais ils venaient envers moi. Ils rigolaient tous les deux. Ils ont reculé
tellement vite que je me suis dit: il va me donner dessus. Alors j'ai crié "hé".
Alors ils se sont arrêtés, ils se sont excusés, ils étaient charmants.
Jacqueline, 67 ans
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Une femme bolivienne se défend à Buenos Aires
SUCRE - Une femme bolivienne a, en mordant, arraché la moitié de la langue
d'un homme qui essayait de la violer. Selon des sources policières, l'agresseur
est rentré dans sa maison à Buenos Aires par effraction pendant qu'elle dormait.
Les faits se sont produits lundi dans un logement précaire de Villa Lugano, une des
banlieues les plus pauvres de la capitale argentine. La jeune femme de nationalité bolivienne
dormait quand le présumé violeur s'est introduit furtivement dans la maison et
l'a menacée avec un tourne-vis en lui enlevant les vêtements.
Quand l'homme tenta de l'embrasser, la femme a fait semblant de céder, mais l'a
mordu en lui arrachant la moitié de la langue. L'agresseur s'est alors enfui. La
femme a porté plainte à la police qui trouva lors de l'inspection des lieux le
tourne-vis et le morceau de langue de l'agresseur. Le violeur est toujours en fuite.
Correo del Sur, 27 février 2008, vu par Pascale
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Quand j'avais quinze ans, j'ai été agressée. Je marchais dans la rue
et j'ai entendu quelqu'un qui me suivait. J'ai acceleré, et lui aussi, bien sûr.
Tout d'un coup, j'ai senti qu'il m'attrapait par l'arrière par en dessous des
bras. Je me suis débattue, mais il était trop fort, je n'ai pas réussi à
me dégager. Il m'a soulevée, et je ne sais pas comment j'ai fait, mais je lui ai
donné un coup dans ses testicules avec mes talons. Ah ben, là c'était fini pour
lui. J'ai alors couru, couru, jusqu'à la maison. J'étais toute blanche de peur.
Et même si ça s'est encore bien passé, c'est quelque chose qu'on n'oublie
jamais, jamais. J'ai toujours eu cette peur depuis. C'est seulement maintenant, grâce à
Garance, que j'ai réussi à la surmonter.
Rosette, 62 ans
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Un jour, je traverse un parc près de chez moi, en pleine journée. Un jeune m'a
accostée et m'a menacée pour que je lui donne mon argent. Je l'ai regardé
gentiment et je lui ai dit : "Mais tu ne te rends pas compte de ce que tu fais ?!
Je pourrais être ta grand-mère." Il était tellement surpris, et
peut-être avait-il honte aussi, qu'il est parti.
Bernadette, 77 ans
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Je travaille dans une maison d'accueil pour femmes victimes de violence conjugale. Un mari
contrarié sonne à notre porte et nous reclame "des affaires volées".
Nous avions accompagné sa femme pour récupérer quelques petites affaires, dont
des choses qu'il lui avait offertes. Et qui, selon lui, n'étaient donc plus à elle
puis qu'elle se barre... vous le suivez ? Non ? Moi non plus, je n'ai même pas
essayé. Face à ce monsieur qui attaquait et menaçait mon collègue, je n'ai
fait ni une ni deux : les trois phrases.
Eh bien, ça a marché ! Il a continué à insulter mon collègue
racrapoté sur lui-même et mort de trouille (à raison), mais pas moi. Quand il a menacé
de nous "casser la tête à tous les deux", il a reçu en échange un
regard glacial de ma part (j'étais en train de répéter dans ma tête
notre technique de base... ça devait se voir dans mon regard). Fuite et fin!
Florence, 40 ans
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Cela s'est passé dans les années 1970. Je sortais d'un cinéma
et allait rejoindre mon mari à son club de sport. Il était plus ou moins 22h30. Je
me suis rendu compte que j'étais suivie par des jeunes gens assez bruyants, j'ai
ralenti le pas pour qu'ils puissent me dépasser, ce qu'ils ont fait... quand
tout à coup, ils se sont jetés sur moi en essayant de m'arranger mes
vêtements, puis ont voulu m'entraîner dans une rue déserte. Ma première
réaction a été de crier, hurler, et par chance, j'avais un parapluie
que j'ai utilisé comme moyen de défense en tapant, gueulant, ce qui m'a permis
de m'en sortir et de m'enfuir, car ils ont été sans doute "surpris"
de ma réaction.
Martine, 55 ans
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MOLENBEEK SAINT-JEAN - Un parapluie, ça peut être utile. Quand dimanche midi
cinq hommes ont voulu voler une dame de 83 ans dans l'Avenue Edmond Machtens, sa fille est accouru à
son secours. En gesticulant sauvagement dans tous les sens avec son parapluie, elle a réussi à mettre
en fuite les voleurs. Plus tard, la police a pu les arrêter avec l'aide d'un témoin.
Brussel deze week, 3 avril 2008
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Je suis dans un home, et sur notre étage il y a un monsieur qui n'est pas très
propre. Je me suis déjà plainte, on le sait, mais il n'y a rien à faire.
L'autre fois, il n'a même pas fermé la porte de la toilette commune quand il y
est allé. Alors j'ai pris la porte, je la lui ai claquée dessus pour l'enfermer
et j'ai aboyé, j'ai crié "c'est dégeulasse", j'ai vidé
mon sac. Et ça m'a fait du bien.
Jeannine, 78 ans
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A 27 ans, je vis une relation abusive avec un sale type, qui a trouvé en moi la
bonne poire à exploiter à un moment de ma vie où mon estime de moi-même
frôle le zéro et où ce que je crois être de l'amour (en
réalité, une dépendance affective) m'envoie complètement
dans le mur. Il s'installe chez moi quelques jours à peine après notre
rencontre, ne travaillant pas, ne participant en rien au paiement du loyer, aux dèpenses
courantes ou aux tâches ménagères. Je m'épuise à subvenir
à nos besoins et à le servir. Plus le temps passe, plus il devient brutal, ne
s'excusant plus quand il me bouscule par exemple. Sexuellement, même combat :
plus ça va et moins je peux bouger. Pour couronner le tout, c'est sans préservatif
que j'accepte de faire l'amour avec lui, alors même qu'il ignore son statut
sérologique et que je ne suis manifestement pas sa seule partenaire (grâce
à Dieu, je suis indemne).
En dépit de cette configuration de départ peu favorable et de mon anéantissement
moral quasi-total, je réussis à mettre ce type dehors en 20 minutes le soir
(pour la petite histoire, le soir de la Journée Internationale des Femmes, le 8 mars)
où je décide que c'en est assez. Je le fiche, lui et son mètre 90 et ses
80 kilos, hors de mon studio et de ma vie avec une facilité finalement assez déconcertante.
Il ne comprend rien à ce qui lui arrive. Je suis prise d'une colère noire au moment
où il me dit qu'il a trouvé une combine (illégale, bien évidemment)
pour extorquer une aide sociale à l'Etat mais qu'il n'en profitera pas pour payer
sa part de loyer "parce que de toutes façons, que je sois seule ou avec lui, il faut bien
que je le paie, ce loyer". Je me mets à lui hurler ses quatre vérités en lui
jetant toutes ses affaires dehors, sur le palier (exactement comme dans les films). Il est
tellement surpris, lui habitué à me voir si douce et surtout si silencieuse, qu'il
ne bronche pas. Sur le palier, je l'entends appeler tranquillement sa mère pour lui annoncer
que ce soir, finalement, il dort chez elle. Je reprends mon souffle et lui envoie une seconde salve de
décibels dans les tympans.
Lorsque sa voiture s'éloigne, je promène mon chien autour de l'immeuble pour me
calmer. Des jeunes font une petite fête au troisième étage. Deux garçons se
penchent et me demandent "Ça va, on ne fait pas trop de bruit ?". Je me rends
compte que mes cordes vocales (je pratique le chant et maîtrise des techniques de respiration
pour donner sa pleine capacité à ma voix) se sont surpassées, et que tout le
quartier m'a entendue. Le lendemain, les locataires qui me croisent me regardent avec une
expression de respect mêlée de crainte et je ressens l'espace d'une journée
ce que ressentent les caïds de quartier qui finalement impressionnent beaucoup avec pas
grand-chose (surtout avec l'idée qu'on s'en est fait en réalité).
Contente ? Oui. D'avoir utilisé un puissant outil d'auto-défense
(ma propre voix) sans même le savoir. C'est quand même satisfaisant de
savoir qu'on peut se défendre sans même s'en rendre compte, avec des armes qu'on
ne pensait pas avoir.
Alice, 30 ans
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Voici ce qui m'est arrivé un matin dans le métro, il y a quelques mois. La rame
dans laquelle je me trouvais était vraiment bondée. Un homme est monté juste
derrière moi, et lorsque les portes se sont fermées, il a placé ses mains bien
à plat sur mes fesses. J'ai sursauté, j'étais très mal à
l'aise et je ne savais pas comment réagir... Il y avait tant de monde que je ne pouvais
même pas me déplacer ou me retourner. A la station suivante, les portes s'ouvrent,
ce monsieur descend pour laisser sortir d'autres personnes, puis remonte et... remet ses mains
sur mes fesses. A ce moment là, je me suis dit "Là, ça suffit !"
J'ai interpellé un homme qui se trouvait à environ un mètre de moi, et je
lui ai dit bien fort "Excusez-moi monsieur, pourriez-vous dire à ce monsieur qui
se trouve derrière moi d'enlever ses mains de mes fesses ?". Je dois dire que
ça a marché ! Il a immédiatement enlevé ses mains et il a quitté
le métro à la station suivante ! Certaines personnes ont ri, d'autres ont
détourné la tête, et au moment où je suis descendue, une jeune femme
s'est approchée de moi et m'a félicitée !
Je me suis sentie fière de moi toute la journée !
Sophie
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Il y a quelques années, j'avais un ami. On faisait des promenades ensemble, on allait
au club des seniors, il était de la bonne compagnie. Mais lui, il voulait plus et il m'a
demandé en mariage. Mon indépendance m'était trop précieuse, et puis,
je le trouvais sympatique, mais sans plus. J'ai donc dit non. Alors ont commencé les coups
de téléphone, les lettres, les visites sans prévenir, il me suppliait, mais je
suis restée ferme. Il a fait une tentative de suicide pour m'impressionner, et j'ai
fort culpabilisé pour cela. Mon fils est allé le voir à l'hôpital et
lui a dit de ne jamais plus prendre contact avec moi, sinon il allait appeler la police. Depuis, je
n'en ai plus de nouvelles, et j'en suis soulagée.
Anne, 89 ans
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Un soir, je rentre chez moi avec ma mère. Nous étions dans le métro, il était
22h. Au bout de quelques stations, un homme (visiblement ivre ou totalement barre) entre en
hurlant dans le métro, une cigarette a la bouche avec un air très agressif, voire hargneux
et se précipite sur une banquette ou bien sûr il y avait une jeune femme seule. Il commence
à lui parler, a lui toucher le poignet en prétextant regarder son bracelet... Elle reste
ultra souriante, du genre "mais non, je ne suis pas agressée". Moi, je suis à
côté avec ma mère, prête à bondir.
A la station d'après, la fille, ma mère et moi changeons de wagon. Premiè
stratégie donc : la fuite. Mais depuis le wagon ou je suis, je vois le mec dans l'autre
wagon, et après quelques stations, une nouvelle jeune fille rentre dans le wagon où il est,
elle rentre de vacances (elle a une grosse valise et son chat dans une caisse). Et je vois que
le mec commence à l'emmerder, il la bloque pour l'empêcher de sortir et elle, elle
lui parle, lui sourit, mais blêmit à mesure que les stations défilent. Je décide
d'aller l'aider, mais on arrive à une station ou elle réussit à sortir. Le mec
la suit, continue de lui parler en lui disant qu'il veut l'aider à porter ses valises, la
raccompagner chez elle et coucher avec elle...
Moi je suis derrière avec ma mère, et je lui
dis qu'il faut qu'on fasse un truc, car ça sent le viol à plein nez. Du coup, je me
précipite sur la fille - nous étions quasiment sorties du métro - alors que
le mec est toujours la et je lui dis : "Salut Sophie, je suis contente de te voir, je t'attendais,
ton train a eu du retard ? Viens, on se dépêche de rentrer, ils nous attendent". La
fille à joué le jeu, et le mec est resté comme un con. Deuxième stratégie
: la ruse. Mais ça a très bien marché. J'étais vraiment hors de moi,
mais je pense que j'ai eu le bon réflexe (ma mère était là, le type
était vraiment dans un état où il aurait fallu le taper très fort et pas le
louper) : bref, j'étais vraiment contente et la fille en question encore plus, elle a
eu très très peur et m'a remerciée.
Elsa, 32 ans
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Pour celles qui se demandent si le sifflet d'alarme que Garance distribue depuis 2004 peut bien servir à quelque chose!
Un acte de civisme dans le métro
Dimanche, en début de soirée, dans le métro bruxellois, sur la
ligne Herrmann-Debroux-Baudouin, deux jeunes gars ont importuné ma maman.
Brusquement, l'un des deux la gifla en plein visage. Depuis un petit moment, la
main dans la poche, elle serrait son sifflet. Elle le sortit et siffla deux fois.
Presque au même moment, quatre ou cinq hommes et des femmes se sont jetés
sur les agresseurs et les ont poursuivis jusque sur le quai de la station Beekant.
Comme le métro s'était remis en marche, ma maman n'a pas pu
remercier ses sauveteurs.
Cette réaction des voyageurs l'a très
agréablement surprise. Ma maman a 83 ans et elle prendra encore souvent seule
le métro. L'année passée, elle fut également victime
d'une agression dans le métro et son sac à main lui fut dérobé.
Depuis lors, elle garde dans sa poche un sifflet pareil à celui utilisé
par les policiers et les arbitres. Les usagers du métro, nous venons de le voir,
veulent bien être courageux et aider les personnes en détresse. Un coup
de sifflet bien clair leur permet de faire la différence entre une scène
de ménage (ennuyeux... mais peut-on s'en méler?) et une
agression.
Courrier des lecteurs, Le Soir, 18 et 19 mars 2006
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Cette aventure m'est arrivé il y a des années, mais j'en
garde encore un vif souvenir: Un jour de travail, j'avais besoin de prendre de
l'argent et suis allée au distributeur Place du Luxembourg en milieu
d'après-midi pour éviter de faire la file à midi.
Alors que j'étais devant l'appareil, j'entendais des pas derrière
moi qui se sont très vite rapprochés. Je me suis trouvée encadrée
par deux hommes très grands et massifs. Tout à coup celui qui se trouvait à
ma droite sortit un poignard; j'ai vu la lame du coin de l'oeil. Là,
j'ai compris que c'était très sérieux.
Je n'avais pas le temps de réfléchir et j'ai eu une réaction
totalement inattendue; je me suis retournée et j'ai dit: "M'enfin,
vous m'avez fait peur!" Et je suis partie en courant.
L'effet de surprise créé m'a donné quelques secondes qui m'ont
permis de m'enfuir.
Anastasia
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J'avais environ 20 ans. Il devait être 22h et j'attendais le métro
à l'intérieur d'une station peu fréquentée. Tout à
coup, un groupe de jeunes garçons est arrivé sur le quai. Ils m'ont
discrètement encerclée. Quand j'ai réalisé ce qu'ils
avaint l'intention de faire, je me suis mise à faire un pas à gauche,
puis un pas à droite, puis deux à gauche, deux à droite... J'ai
progressivement élargi mes 100 pas et tout naturellement je me suis faufilée
entre deux d'entre eux, sans les regarder. Une fois sortie du cercle, j'ai
accéléré la cadence et me suis dirigée à l'autre
bout du quai où il y avait heureusement un homme qui attendait le métro. Je
lui ai demandé l'heure, toute tremblante, et il m'a dit: "Restez
près de moi!".
Isabelle
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Un soir de juillet 1983 (j'avais 22 ans), je prends ma voiture pour
aller chercher des plats asiatiques que j'avais commandés à
Saint-Gilles (pas envie de cuisiner ce soir-là...). Revenant vers
21h après avoir été chercher ma commande, je regarde à
ma droite (pour la priorité) et je vois, tout en continuant mon
chemin, un homme qui menace une femme, la tire par le bras et crie assez fort.
J'accélère, fais le tour du quartier et remonte dans cette
rue. Je m'arrête à la hauteur du couple qui se crie dessus,
l'homme devenant violent (il tape la dame contre la façade) et
j'ouvre la porte de ma voiture et crie très fort à l'attention
de la fille : "c'est là que tu es, ça fait une demi-heure
que je tourne avec les plats dans la voiture, monte, ça va être tout
froid !". L'homme, surpris, a laché la dame et elle, heureusement,
comprenant la tactique, est montée dans ma voiture. J'ai
démarré de suite et l'ai conduite un peu plus loin.
Elle a été très surprise que quelqu'un l'aide et
m'a remerciée mille fois, voulant m'inviter à boire un
café. J'ai refusé car mon "chinois" refroidissait !
La dame m'a expliqué qu'elle était en "bagarre" avec
un client car elle était prostituée. Ce qui n'a pas du tout refroidi
mon contentement de l'avoir aidée, au contraire.
J'ai agi par pur réflexe, sans réfléchir, mais cette
agression me semblait insoutenable et il a fallu que je fasse quelque chose. Je crois
que je n'aurais pas pu rentrer, manger et oublier ce que j'avais vu. J'ai
découvert ce jour lè que l'on a plein de capacités en soi,
souvent insoupçonnées et qu'il faut se faire confiance.
Dominique
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C'est par un grand coup de pied dans les parties intimes qu'une dame de
82 ans s'est débarrassée de son agresseur, samedi dernier, alors
qu'elle attendait le bus au rond-point Schuman, a-t-on appris mercredi auprès
de la police de la zone Montgomery. Le voleur, âgé d'environ 20 ans,
tentait de lui arracher son sac à main lorsque la fringante octogénaire a eu
le réflexe salvateur. Elle a ensuite pris son bus tout à fait normalement,
laissant le jeune homme, tordu de douleur, allongé sur le sol. (P.V.)
le Soir, 14 octobre 2004, vu par Marie
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J'étais dans le metro ce jour vers 15 heures. Un jeune homme a allumé sa
cigarette sur le quai. Je me trouvais à 10 mètres de lui. Je lui ai fait
remarquer à voix haute - pour que ma voix passe au dessus des autres voyageurs -
qu'il était interdit de fumer dans le metro, et d'éteindre sa
cigarette. Il m'a jeté un oeil qui en disait long et a tiré une longue
bouffée avec délectation en me regardant avec insolence.
J'ai répété: Vous fumez dans le metro. Cela me dérange.
Éteignez votre cigarette.
Et encore et encore. Il souhaitait visiblement que je baisse le volume de ma voix.
Tous les gens commençaient à le regarder. J'ai répeté
jusqu'à ce qu'il arrête (cela devait faire une vingtaine de
répétitions). A la moitié de sa cigarette, il l'a éteinte.
Expérience fascinante. Une dame à l'arrêt suivant m'a fait un compliment.
Marie Caroline
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J'y ai echappé belle - expériences lors d'une agression en rue
Irene
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Je suis propiétaire de ma maison et je loue le deuxième étage à
une amie qui est camerounaise. Elle avait pris rendez-vous avec un employé pour
installer un cable pour la téleacute;vision mais ne pouvait finalement être
présente et c'est moi qui ai reçu cette personne.
Dès son arrivée, il a commencé à faire des remarques
déplaisantes sur l'aménagement de l'appartement, "ces gens-là"
et leurs manières. La télévision était posée sur une
table et il fallait la déplacer pour poser le cable. Il a refusé de le faire
en traitant mon amie de fainéante, de profiteuse et me demandant si je n'avais
pas trop de problèmes avec elle. J'avais été trop incrédule
pour réagir à ses premières remarques, mais finalement, je lui ai
demandé clairement s'il était raciste et j'ai ajouté que moi
je ne l'étais pas et que je ne voulais pas entendre ce genre de remarques sur
ma locataire. Il a baragouiné quelques excuses en niant le fait qu'il était
raciste mais n'a plus rien ajouté.
Nathalie
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J'étais chez une amie et on discutait d'une copine commune qui a
été violée récemment. Pendant notre conversation, son
mari et un de ses copains rentrent. Ils entendent le mot "viol" et commencent,
ni une, ni deux, à rigoler, à faire des bêtes blagues, et finalement,
ils disent que cette femme-là, c'est normal qu'elle a été
violée puisqu'elle est célibataire et sort quand même beaucoup,
seule, au ciné, au théàtre etc.
Nous étions ahuries par cette réaction et nous avons toutes les deux
dit clairement que le viol, pour nous, ce n'est pas une affaire dont on rigole,
que nous, on en a peur et que cela peut arriver à toute femme, et qu'on
aurait attendu mieux d'eux. Ils étaient fort embêtés et se sont
excusés.
Mathilde
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Au retour de mon stage d'autodéfense - hazard? -
un homme m'a draguée à l'arrêt de bus.
Il m'a fait comprendre qu'il voulait m'accompagner dans le bus.
D'abord, j'ai pensé: "ouh la la", mais très rapidement, j'ai
pris le contrôle de la situation parce que je me sentais forte. Les
étapes de la formation sont passés vite devant mes yeux. Je
me suis rendu compte qu'instinctivement, je m'étais mise plus
droite et que mes deux jambes étais bien fermes. J'ai respiré profondement.
Je rayonnais d'une telle détermination qu'après
deux tentatives l'homme s'en est allé sans que j'aie à devenir
verbalement véhémente. Puis, il a encore regardé une autre
femme qui est arrivée après, mais il n'a plus rien osé.
Brigitte
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Lorsque j'avais onze ans, je jouais en rue avec un groupe d'amis. Trois
jeunes gars plus agés, autour de seize, dix-huit ans, que je ne connaissais
pas, se sont approchés. Ils semblaient parler de nous et se concerter. Un
moment ils sont venus près de moi et m'ont attrapée par le bras en
me disant de venir avec eux. Surprise et ne comprenant pas j'ai d'abord
accepté de les suivre, pensant à un jeu. Lorsque nous avons tourné
le coin, ils m'ont serré plus fort et m'ont tirée vers je ne
sais quel endroit. Un d'eux a mis sa main sur mon sein, et j'ai tout à
coup perçu un danger, sans comprendre exactement de quoi il s'agissait, mon
sang n'a fait qu'un tour et j'ai commencé à me débattre
violemment en criant. Ils m'ont lachée et je suis retournée auprès
de mes copains.
Isabelle
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Bon, ce n'est pas une grande histoire et c'est en attendant de suivre un
stage d'autodéfense verbale que j'emploie le moyen que je vais vous
expliquer.
Je me fais souvent agresser verbalement et reste malheureusement bloquée
sans pouvoir répondre quoique ce soit ni continuer mon chemin sereinement...
je reste sur place et reprends ma route plusieurs secondes après l'agression...
blocage autant physique qu'émotionnel. Ensuite, je rumine et laisse cet
évènement me gâcher ma journée, rage au corps et énergie
pompée par le type.
Plusieurs fois, des gars m'ont traité de salope et m'appellaient comme
on appelle un chat alors que je me balladais tranquillement et je leur ai répondu
"grosse grenouille" ou bien lorsque je suis fort en colère "sale
fourchette". Le gars à chaque fois s'est retrouvé complètement
idiot, bloqué à son tour et tellement interloqué qu'il se
retournait (lui aussi après quelques secondes) reprenant son chemin.
Je pense qu'ils n'ont pas de raison, avec de telles insultes de saisir
l'opportunité de jouer aux vexés afin de rentrer en escallade
symétrique et donc de m'ennuyer encore plus.
Je pense aussi qu'ils peuvent être coupés dans leur élan
agressif puisque je me place à un autre niveau. Bon, je ne prétends pas
que c'est un remède miracle et que ça fonctionne avec tout le monde,
mais en attendant, ça me fait un bien fout car l'effet donné répare
la blessure provoquée par l'agresseur. Il s'en va une expression bête
sur le visage et c'est bon de voir ça!!!!!
Adeline
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Je rentrais chez moi avec mes deux enfants (8 et 3 ans). En poussant
la porte de la maison, et avant d'avoir pu allumer, je me suis trouvée
face à un jeune gars qui nous bloquait l'entrée.
Sentant le truc louche je lui ai demandé, d'un ton un peu
autoritaire ce qu'il faisait là, il m'a dit de partir.
"C'est vous qui allez partir, je suis chez moi ici."
A ce moment il fait le geste de prendre mon sac, que je balance dans mon dos.
Alors il me prend à la gorge et me plaque contre la porte d'entrée
(on était toujours dehors).
Réflexe stupide, je lui dis, toujours sur un ton un peu autoritaire:
"pas devant les enfants", et il me lâche, ni une ni deux, je plonge
sur les sonnettes que j'enfonce toutes d'un coup.
Trois gars sont sortis en courant, à la suite de celui avec qui je
"conversais". J'ai trouvé dans l'entrée une jeune
femme en larmes: tentative de viol, que notre arrivée avait interrompue de
justesse.
Le lendemain, la petite de trois ans parlait d'indiens et de cowboys qui
étaient dans l'entrée, mais de leur côté pas de
traumatisme, sinon mon fils qui, adulte, m'a dit avoir culpabilisé de
ne pas m'avoir défendue, il est le premier maintenant à se porter
au secours d'une personne en difficulté.
Plus que les mots je pense que c'est le fait de se montrer calme et forte,
de regarder l'autre dans les yeux et de lui parler bien à lui,
tranquillement. Je pense qu'il faut savoir regarder la violence en face, et
accepter d'être autoritaire face à cette violence. C'est moi
le boss, tu arrêtes maintenant. Mais sans aucune violence en soi. D'une
certaine façon il faut savoir que l'autre va lâcher face à
cette "force tranquille".
Je n'ai aucun mérite personnel, ma mère a parlé sur ce
ton à un allemand en uniforme pendant la guerre dans un tram, je ne sais plus
pour quelle raison, elle s'est jetée sur un huissier de justice et l'a
collée au sol parce qu'il avait bousculé sa mère, et elle
n'a jamais eu peur de se balader dans les nuits de Paris jusqu'à 78 ans,
quand elle allait encore danser et me chercher des "papas" blacks dans
les boîtes antillaises. Voilà qui rend optimiste, non?
Daria
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Je sais bien que ce n'est pas une histoire de violence, mais je voudrais
la partager avec d'autres quand même parce que j'ai été tellement
contente lorsque cette histoire s'est arrangée. Une manière de m'occuper de mon
bien-être...
Le propriétaire de mon ancien appartement me noyait toujours
de paroles quand il fallait discuter de l'appartement - au point que je perdais
mes moyens et que je ne savais plus dire ce qui n'allait pas. En plus, il promettait
toujours plein de choses sans jamais tenir ses promesses. Cela m'a causé quelques nuits
sans sommeil.
Quand je suis partie de là, j'ai oublié de résilier mon ordre
permanent pour le payement de mon loyer, et de cette manière, le proprio a reçu trois loyers en trop.
J'ai d'abord demandé à ma banque qu'ils lui écrivent
une lettre parce que je n'avais pas envie du tout d'avoir encore avec lui le moindre contact. Ceci n'a
pas marché, et j'ai donc du l'appeler moi-même. Comme prévu,
il a fait des histoires, disant qu'il n'avait pas assez d'argent en ce moment
pour me rendre tout à la fois (sans doute pour maintenir le contact plus
longtemps) etc. Finalement, après 40 minutes de discussion, j'ai pu le
convaincre de me verser mon argent en trois parties mensuelles.
Bien sûr, la deuxième et troisième parties ne sont pas arrivées,
comme s'il attendait que je l'appelle pour chaque partie. J'en avais tellement
marre que je lui ai écrit une lettre dans laquelle j'ai dit qu'il ne
respectait pas l'accord que nous avions pris, que je ne me sentais pas du tout respectée
de sa part et que cela m'énervait très fort et que je voulais qu'il
me verse cet argent dans les 10 jours, sans encore chercher à me joindre
car tout était déjà dit; sinon, j'allais prendre des mesures
juridiques.
Vous ne pouvez pas imaginer mon soulagement quand j'ai reçu le reste de
mon argent exactement à la date limite que j'avais fixée!
Stéphanie, 28 ans
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Je marchais dans un couloir de métro à Paris, ce qui était
habituel pour moi. Il n'y avait personne sauf des pas derrière.
Ces pas se sont rapprochés, j'étais sur mes gardes. Un homme
m'a attrappée et collée contre le mur, il sentait l'alcool.
Calmement je lui ai mis une main sur le torse et en le regardant dans les yeux
et j'ai dit: "maintenant tu me lâches".
Il m'a lâchée.
C'est en me retrouvant hors du métro que je me suis mise
à trembler de partout. Mais tout allait bien.
Sarah
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Je venais de faire un stage en défense verbale et attendais impatiemment
de pouvoir mettre en pratique toute cette bouillonnante théorie. Quelques
jours plus tard l'occasion se présentait...
Coup de fil de mon ex compagnon à qui je rappelais le fait qu'il
me devait de l'argent. Insultes de sa part - il me raccroche au nez. Normal,
vu le personnage. Il rappelle sa fille un peu plus tard. Le haut-parleur du
téléphone est branché - tant pis pour lui, tant mieux pour
moi. Il commence à parler de moi d'une façon très
insultante.
J'empoigne le téléphone et hop, je mets en pratique une des
techniques apprises: celle du disque rayée. "Tu m'insultes. Je
n'apprécie vraiment pas. Je veux que tu me parles poliment." Il
essaie vainement de me culpabiliser. Je recommence, "tu m'insultes
etc.' Je ne me justifie pas. Je ne rentre pas dans son jeu et, wow, seulement
deux fois et ça marche. Merci Garance (et Irène)!
Marie-France, 46 ans
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J'avais 18-20 ans et j'étais à une soirée
d'étudiants (une guindaille) fort animée. A minuit, j'ai
voulu sortir prendre l'air et j'ai dû croiser, dans le passage
étroit du contrôle, un groupe de garçons qui avait attendu
ce moment pour entrer car on ne payait plus. Je leur ai tourné le dos
pour me faufiler de profil et j'ai senti une main me caresser tranquillement
les fesses. Tout de suite furieuse, sans même prendre le temps de regarder
l'insolent, je lui ai envoyé une gifle qui lui a dévissé
la tête et j'ai filé sans commentaire. Je crois qu'il a
essayé de m'attraper, mais le flot des gens le poussait vers
l'intérieur. Je savoure encore - 20 ans après ! Le souvenir
des rires moqueurs de ses copains...
Marie |
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Un soir, je monte dans un tram où quelques places assises restent
libres. Je m'assoie à côté d'un homme d'une
trentaine-quarantaine d'années qui est assis avec les cuisses
écartées, allant jusque sur ma place. Je réfléchis
à la façon de lui dire de se mettre sur son siège sans
occuper le mien, ni toucher ma jambe par la même occasion.
Je le pousse légèrement avec ma cuisse et au même
moment, je regarde fixement sa jambe, puis je relève la tête et
le regarde d'un air réprobateur.
Il a retiré sa jambe et j'ai terminé mon voyage tranquille,
sur un siège entier!
Peggy, 25 ans
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J'étais dans le métro avec une amie. Une femme
s'est mise à crier sur un homme. Elle semblait vraiment
fachée, mais elle parlait dans une autre langue et nous ne comprenions
pas ce qui se passait. La femme et l'homme semblaient se connaître.
L'homme ne disait rien et regardait ailleurs pendant que la femme lui
parlait, mais on voyait qu'il s'énervait. Ils sont descendus
à la même station que nous, la femme toujours en colère,
et continuant à parler fort. Tout d'un coup, l'homme lui a
donné un coup de poing sur le nez et elle a commencé à
saigner. Quand j'ai vu ça, j'ai courru vers eux en criant :
"vous là, arrêtez de frapper cette femme". Il a
cessé. Je l'ai regardé méchamment jusqu'à
ce qu'il finisse par s'éloigner. Nous avons proposé
notre aide à la femme qui a refusé et qui a suivi l'homme.
Tout de suite, nous sommes allées au commissariat du coin pour raconter
ce qui s'était passé et ils nous ont dit qu'ils allaient
envoyer un agent dans la direction vers laquelle nous avions vu le couple
s'éloigner.
Irène, 31 ans
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Mon ex-copain, que j'aime beaucoup et auquel je ne sais rien refuser,
se comporte avec moi d'une façon qui me met souvent en rage. Mais
je n'avais même jamais réussi à le lui dire
jusqu'à il y a quelques jours. Il se comporte en
"territoire conquis", ne me respectant absolument pas. Une des
choses qu'il fait par exemple, c'est m'appeler au téléphone,
à tout bout de champs, et dès que j'ai décroché,
il se met à me dire ce qu'il doit me communiquer mais sans même
me saluer ou se préoccuper en aucune façon de moi. Je sors
toutjours de ces coups de fils excédée, me sentant niée
et méprisée, mais je n'arrive pas à y mettre un terme,
ni à me faire respecter.
Donc il y a quelques jours, il m'appelle, en refaisant comme d'habitude,
il ne m'a même pas dit bonjour, simplement entrant dans le vif de
l'objet de sa communication. Je l'ai interrompu une première fois :
"Patrick, je n'apprécie pas que tu ne prennes même pas la
peine de me saluer quand tu m'appelles". Il a fait comme si de rien
n'était, comme s'il ne m'avait pas entendue et sans me
répondre a continué son soliloque. J'ai répété
ma phrase, avec la même absence totale de réaction de sa part ou la
moindre manifestation qu'il m'avait entendue . Puis une troisième
fois. Comme il ne daignait toujours pas tenir compte de moi et de ma remarque,
j'ai simplement raccroché !
Et bien, cela m'a fait un bien fou, et pendant plusieurs jours, cela m'a
procuré une réelle fierté. Bien sûr, ce n'est
qu'un premier pas, mais je suis maintenant bien décidée à
ne plus me laisser faire ainsi.
Brigitte
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Voici une petite histoire qui m'est arrivée il y a quelques
mois à Bruxelles et qui m'a pendant plusieurs jours, remplie d'aise:
en fin d'après-midi, je devais prendre un bus pour rentrer chez
moi. Tandis que je m'approchais de l'arrêt, je vis une dame
d'age mûre qui s'en éloignait, hésitante, semblant
ennuyée. Sur le banc, à l'intérieur de l'abri bus,
deux jeunes garçons (entre douze et quinze) lui parlaient mais j'étais
trop loin pour entendre de quoi il s'agissait.
Je me suis assise, pour attendre le bus et les garçons ont
commencé à me parler, me posant des questions que je jugeais
déplacées et auxquelles je n'avais pas envie de répondre.
(où j'allais, pourquoi j'étais ici, comment je
m'appelle...). C'était clairement des tentatives d'intimidation,
d'occupation de l'espace et non pas des essais de communication. Je ne
savais pas trop quoi faire, j'étais embêtée et j'ai
d'abord simplement attendu que face à mon mutisme ils finissent
par me laisser tranquille. Mais comme je ne répondais pas, ils ont
commencé à éléver le ton et leurs commentaires
devenaient franchement insultants. Je me suis alors tournée vers eux,
et d'une voix ferme, en les regardant, je leur ai dit que je ne voulais pas
parler avec eux et qu'ils me laissent tranquille. Ils ont encore dit deux
trois phrases qui auraient du être vexantes, mais j'étais trop
contente d'avoir osé leur répondre pour que leurs injures
puissent me blesser. Je n'en avais plus rien à faire car j'avais
exprimé mon désaccord et mon désir que leur comportement
cesse et pour moi, c'était déjà une grande victoire !
Au bout d'un moment, ils ont cessé et en me lançant encore un
ou deux mots, ils ont fini par s'éloigner.
Anne, 37 ans
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Quand j'avais 18 ans, j'avais un petit copain qui était
assez possessif. J'ai rompu avec lui après deux ans, et il l'a
mal pris. D'abord, il m'a appelée x fois par jour pour me
harceler. Quand je n'ai plus répondu au téléphone, il
est venu dans la cour de l'immeuble où j'habitais avec mes
parents et il criait mon nom pendant un quart d'heure. Parce que j'avais
honte que les voisins puissent l'entendre, je l'ai laissé entrer.
Mes parents n'étaient pas à la maison. On s'est très
fort disputé et il m'a giflée. Tout d'un coup, j'ai
senti monter en moi une rage froide qui a balayé toutes mes peurs et mes
remords. Je l'ai regardé avec un regard noir et je lui ai dit
"maintenant ça suffit, tu pars immédiatement!" Il
semble que je lui ai fait peur car il est parti tout de suite sans discuter.
Je ne l'ai jamais plus revu.
Aude, 27 ans
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Arrêtée à un feu rouge vers 21h et étant seule dans
sa voiture, une de mes amies a entendu une sorte d'explosion: un homme
à l'aide d'une batte de base ball cassait sa vitre
côté passager. Elle n'a aperçu qu'un bras qui
tâtonnait sur le siège avant, cherchant un sac à main
éventuellement posé là.
Effrayée et tétanisée elle est restée
immobile; le sac à main étant posé à ses pieds,
l'agresseur finalement n'a rien pu saisir. Le feu redevenu vert,
elle a redemarré et est rentrée chez elle. elle fut
choquée durant quelques jours.
Suite à la formation d'autodéfense, plutôt que
d'avoir peur quand je suis seule en voiture, je me suis demandée
ce que je ferais si cela m'arrivait. Depuis, mon sac à main
n'est jamais plus sur le siège passager, je ferme les portes de
ma voiture de l'intérieur et j'ai une fourchette à
portée de la main dans ma voiture.
Nicole
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La fille d'une de mes amies a eu l'aventure suivante: Elle
était au Sablon à Bruxelles en fin d'après-midi
et marchait dans la rue.
Deux hommes sont sortis d'une voiture et lui ont collé un
chiffon imbibé d'un produit sur le visage. Elle s'est
débattue de toute sa force, et a réussi à se
dégager. Elle a couru jusque chez elle, a fermé sa porte
à clé et est tombé endormie pendant quatre heures
plus ou moins.
Malgré l'agression surprise de deux hommes, par son
énergie et sa détermination, elle est parvenue à
leur échapper.
Anne, 35 ans
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